Playlist
15 mai 2018
Ostreoid Festival : la playlist des programmateurs
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Ostreoid Festival : la playlist des programmateurs

Ostriche Records et Midnight Special Records organisent le 30 mai prochain au Point Ephémère à Paris l’Ostreoid Festival. Les programmateurs Joachim Polacks et Victor Peynichou  ont réalisé pour Magic une playlist de six morceaux coup de coeur représentatifs du festival.

Les choix de Joachim Polacks

Garçon de Plage – Polo 13

« Difficile d’être objectif en ce qui concerne Garçon de Plage. Greg Bette fait partie de la famille étendue des Oysters. Il fait tout simplement la musique que j’ai toujours voulu entendre, biberonnée à ELO, Brian Wilson, et Jobim… Bedroom pop raffinée mais toujours évidente ponctuée de noises au juno, tout ça avec un sens du hook inné et des sha-la-la-la Spectoriens. Pas étonnant qu’il soit si vite devenu le petit protégé de Theo Katzman (Vulfpeck) et Parcels. »

Lulu Van Trapp – G Host 

« Anciens de l’excellent combo parisien La Mouche, Maxime et Rebecca de Lulu Van Trapp continuent d’incarner l’esprit macabre-électrique du Danny Elfman de l’Oingo Boingo des débuts (Forbidden Zone), déjanté et savant (fou?), et le cabaret étrange de Kurt Weill. Ils m’avaient tapé dans l’oreille avec ce premier single dont la prod et les mélodies me semblent toujours aussi imparables. »

Ojard – Plage de la Concurrence 

« Un des projets français les plus originaux et ambitieux de ces derniers mois. Ici, la mélodie et le son de synthétiseur me rappellent à la fois la plage (no pun intended) d’ouverture du cultissime Plantasia de Mort Garson et les BO bricolées de François de Roubaix. Membre notoire du live band de Forever Pavot, Maxime Daoud est confondant de facilité et de justesse lorsqu’il convoque l’ère magique de la library music des années 1970. »

Laure Briard – Janela 

« Superbe et limpide prod de Benke Ferraz du groupe brésilien Boogarins. je ne peux m’empêcher de penser que Benke Ferraz et Laure Briard reprennent ici le flambeau de la pop expérimentale du Tom Zé de la fin des années 1970, avec loops psychés dans tous les sens (bitcrusher en plus) et inspiration bossa caractéristique. J’adore cette chanson qui a quelque chose de très envoutant entre expérimentation formelle et candeur mélodique. » 

Laetitia Sadier – Love Captive

« Petite pépite issue de son dernier album, « Love Captive » me ramène à tout ce que j’aime chez Laetitia Sadier: goût du risque dans la forme et la production, mélange de mélodies tantôt évidentes tantôt sinueuses (façon Kevin Ayers) mais toujours portées par la majesté naturelle de sa voix magnifiquement posée, et un sens de l’efficacité dans la production difficilement égalable. Un sommet et un modèle en terme de pop expérimentale. »

 

Le choix de Victor Peynichou

Pearl & The Oysters – Vitamin D

« J’ai connu, croisé Joachim à Paris en 2009 (copinage), à l’époque son groupe les Polacks, m’avait impressionné par leur capacité à écrire des chansons. 9 ans plus tard, ce souci pour l’écriture, l’arrangement je le retrouve dans leur premier LP Pearl & The Oysters. Ce disque tiroir permet une multiplicité de lecture tant il est un mashup d’influence, d’érudition et de sonorités. Les Monkees produits par le Brian Eno d’Here Come the Warm Jets, tout ça avec leur dose de folie de sound effects rétro futuriste et le soleil de la Floride, nouvelle maison du groupe ». 

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