Tony Allen, Iceage, Squid, Metronomy et autres sorties du 7 mai 2021 (playlist)

Voici la playlist hebdo de Magic avec 27 extraits des disques et maxis parus le vendredi 7 mai. Tony Allen, Iceage, Squid, Metronomy (The English Riviera) font partie de ces sorties.

METRONOMY

Déjà dix ans que The English Riviera a changé la pop, la carrière de Metronomy et quelque chose dans nos vies – vous, lecteurs de Magic, l’aviez classé au 9e rang des plus grands albums des années 2010. L’album paraît à nouveau en édition limitée et numérotée, en vinyle 180 grammes avec un fantascope au motif palmier, gravé sur la face D. The Ballad of the 17 Year old est un des inédits publiés lors de cette réédition. Metronomy sera le premier et dernier morceau de cette playlist.

SQUID

Après avoir proposé Black Country New Road en début d’année, la scène rock londonienne confirme elle aussi avoir quelques réserves avec Squid, quintette né à Brighton et qui a mis en boîte à Streatham, au sud de Londres, ce premier album riche, précis et qui ouvre de nouvelles perspectives à cette pièce de musée qu’on appelle la guitare. WARP fait paraître Bright Green Field, produit par Dan Carey, l’homme aux manettes du premier Fontaines DC.

ICEAGE

Le passage d’Iceage dans le catalogue de Mexican Summer avait été l’un des plus remarquables mouvements du mercato d’hiver. Le quintette de Copenhague fait plusieurs grands sauts en un, avec Seek Shelter, en confiant pour la première fois la production d’un album (le cinquième en neuf ans) à des oreilles et mains extérieures, celles de Sonic Boom. Iceage livre un des plus grands disques de ce début d’année, conclu par The Holding Hand, un incroyable moment de musique sous tension.

WILL STRATTON

The Changing Wilderness est le (déjà) septième album du Californien Will Stratton. Bella Union publie ce recueil d’imparables morceaux d’indie-folk qui interroge la violence de notre époque.

TONY ALLEN

There is no End est l’album posthume du génial et légendaire batteur Tony Allen, disparu le 30 avril 2020 à l’âge de 79 ans. Le musicien nigérian avait enregistré les canevas sur lesquels il souhaitait donner un espace d’expression à des artistes contemporains issus notamment des nouvelles scènes rap. Le réalisateur de l’album, Vincent Taeger, a accepté de clore ce travail et a recruté les voix pour donner corps au projet. Allen, dont le volume incroyable de l’œuvre est à peine perceptible dans la playlist que nous lui avions consacré, sera resté jusqu’au bout un éclaireur de nouveaux sons.

ANTHONY JOSEPH

Heavenly Sweetness fait paraître The Rich Are Only Defeated When Running For Their Lives, le troisième album d’Anthony Joseph, formidable passeur entre le jazz, le hip-hop, la soul et les musiques caribéennes. Ce disque est le plus influencé des trois par le bouillonnement artistique londonien des nouvelles scènes jazz. Et il est encore une fois formidable.

ALFIE TEMPLEMAN

Comme pour amortir la pression, Forever isn’t long enough est présenté comme un mini-album et pas comme le premier LP d’Alfie Templeman, 18 ans, ado prodige né à Londres et auteur de maxis en série. Sur 8 titres et une demi-heure de musique (quand même), un aperçu complet de l’univers du jeune homme, qui se reconnaît dans l’étiquette “Indie RnB” et bricole ces tubes multi-pistes dans sa chambre.

ROVER

Cinq 7 / Wagram sort Eiskeller, le troisième album de Rover (le premier en six ans), presque dix ans (déjà !) après la hype qui avait accompagné son premier album. Thimothée Reigner reste attachant dans ce rôle de grand gaillard sensible qui redéfinit à sa façon la balade lennonienne.

A CERTAIN RATIO

Les groupes capables de publier un maxi de quatre titres correspondant à une jam session improvisée dans un studio à la fin d’un mixage sont assez rares. Les Mancuniens d’A Certain Ratio, après plus de quarante ans de carrière, ont ce niveau de pertinence-là sur ACR:EPA.

MANOLO REDONDO

Après une pause, Manolo Redondo n’a pas assez de matière pour proposer le successeur de ses albums A Drop about to drown (2015) et Helmet On (2017). Mais il a largement assez d’inspiration pour poursuivre le fantasme d’un travail sur l’image. The Lost & Found EP, avec Violette Records, est plus qu’une collection de cinq morceaux plus intimistes et folk que sur Helmet On. C’est le produit d’un travail avec le cinéaste Daniel N Johnson. Les deux hommes ont publié le premier chapitre de leur travail commun le mois dernier.

IRON & WINE

Archive Series Volume No.5: Tallahassee renseigne sur le son – dépouillé et folk au possible – d’Iron & Wine avant Iron & Wine. Les onze titres publiés par Sub Pop forment un authentique album perdu, Tallahassee, enregistré entre 1998 et 1999 quand Sam Beam était étudiant en Floride n’avait pas encore entamé son travail en duo avec EJ Holowicki. Ces morceaux ont été préservés grâce à l’insistance d’un co-locataire apprenti-ingénieur du son, et têtu sur les bords, convaincu avant les autres de la valeur des gracieuses balades de son partenaire.

AXIS : SOVA

Fractal EP est un 4-titres d’Axis = Sova, à savoir le trio chicagoan, mené par Brett Sova, associé à Jeremy Freeze et Tim Kaiser. Un univers formé de guitares hypnotiques, de boîtes à rythme, de synthés analogiques et d’explorations joyeuses.

MINA TINDLE

La Parisienne Pauline de Lassus, aka Mina Tindle, fait paraître The LFO/Blogothèque Sessions, un maxi enregistré en live (et quasiment unplugged) l’été dernier au studio LFO de David Chalmin. Epure, lyrisme et featurings au programme.

GREEN-HOUSE

Olive Ardizoni est une artiste basée à Los Angeles qui officie sous le nom de Green-House. Ouvertement non binaire, sa synth-pop minimaliste et rétro vise, sur son premier album Music For Living spaces, à créer des ponts entre les êtres, et cette musique ressemble bien à la bande originale d’un monde qui aurait subitement retrouvé un avenir.

THE LAST DAYS OF APRIL

Even the Good days are bad, paru chez Tapete Records, est le dixième album du groupe suédois The Last Days of April, le premier depuis 2015. La pop sinueuse et brillante du groupe de Karl Larsson vieillit très honorablement.

DODIE

Build a problem est le premier album de l’Anglaise Dorothy Miranda Clark, plus connue, grâce à sa chaîne YouTube, sous le pseudo de dodie. Repoussé quatre fois à cause de la pandémie puis du Brexit, le disque donne à entendre les premières chansons originales de la musicienne, une pop très produite, qui mise beaucoup sur sa voix polymorphe et multi-trackée, mais dont les sonorités lumineuses dissimulent bien des tourments.

SUFJAN STEVENS

Avec la parution de ses Incantations, le projet d’album en cinq volumes de Sufjan Stevens sur le deuil, Convocations, est désormais achevé et totalement disponible sur les plate-formes. La version vinyle sera envoyée à ses heureux commanditaires en novembre – malgré le caractère ésotérique de ces 2 heures 30 de musique, c’est déjà sold-out.

CARLOS NIÑO AND FRIENDS

More energy field, Currents est le neuvième projet collaboratif du prolifique producteur et percussionniste de Los Angeles Carlos Gabriel Niño. Un voyage onirique émancipé des étiquettes stylistiques, quelque part entre le jazz et les musiques électroniques.

PEOPLE CLUB

Take me home est le premier maxi d’un quintette basé à Berlin, People Club, et articulé autour de la voix de Sarah Martin. Une synth-pop matinée de soul qui aborde frontalement les addictions, la souffrance et la mort.

WEEZER

Il paraît que, sur Van Weezer, Weezer rompt la série de disques quelconques et sur-prouits dans laquelle se noie le groupe de Rivers Cumo. Il paraît.

LAURA CAHEN

Produit par l’ex-moitié de The Do Dan Levy, Une Fille est le deuxième album de Laura Cahen après Nord en 2017. Sous très forte influence Feist.

VERTICAL

Du post-punk pur et véritable en provenance de Saint-Nazaire. Something for You est le premier album du quatuor Vertical.

BERTRAND BELIN

Bertrand Belin fait paraître, en physique (LP et CD), Concert at Saint-Quentin, un enregistrement live avec les Percussions et Claviers de Lyon, qui accompagnent le chanteur français pour la transposition sur scène de Persona et du reste de son œuvre. Créé cet automne, le spectacle repartira sur la route cet automne.

JUDY COLLINS

A quatre-vingt ans passés, la légende folk Judy Collins s’offre une anthologie d’un genre particulier avec White Bird. Ni best of, ni amas de réinterprétations, l’Américaine mélange tout simplement anciens morceaux et nouveautés réenregistrées parmi ses chansons préférées.

NEW ORDER

Live at Alexandra Palace est l’enregistrement du seul concert donné au Royaume Uni en 2018 par New Order, avec son line-up désormais stable (Bernard Sumner, Stephen Morris, Gillian Gilbert, Phil Cunningham et Tom Chapman). Deux heures vingt de show dont il reste ici 22 pistes, allant des débuts (Joy Division inclus) aux extraits de Music Complete (2015). Blue Monday était le seul extrait possible.