«Ils nous avaient prévenus dès "Dogrel", leur premier album, les Irlandais voulaient le succès (“I'm gonna be big!”). Ils ont changé sans se prendre les pieds dans le tapis.»
Sont-ils devenus aussi gros que U2 ? Quand vous êtes irlandais, difficile d'échapper à la comparaison. La trajectoire de Fontaines D.C., des pubs aux stades, n'est pas sans rappeler celle de Bono et consorts. La comparaison devrait cependant s'arrêter là. Grian Chatten, même s'il bouge plus sur scène qu'à ses débuts, reste bien moins démonstratif que Bono. Et le son des Dublinois, tout en s’éloignant du post-punk nerveux des débuts, ne verse jamais dans l'emphase et le lyrisme outrancier. Pour produire Dopamine Chamber, son cinquième album, Fontaines D.C. n'est d'ailleurs pas allé chercher Brian Eno mais continue sa route avec le producteur James Ellis Ford, déjà à la manœuvre sur Romance, le disque qui a vu le groupe enfoncer la porte du mainstream. Dans l