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© Jonah Freeman

Leurs paroles ironiques, leur humour absurde et leur manière parfois décalée de répondre aux journalistes laissaient présager une interview compliquée. Au contraire, ce sont deux musiciens apaisés avec leur héritage et remarquablement directs qui nous ont répondu par visioconférence. Andrew VanWyngarden, bien installé dans son studio du Queens, et Ben Goldwasser, chez lui à Los Angeles, s’ouvrent à Magic sur la naissance «sans douleurs» de "Loss of Life", leur cinquième album.

Cet album, vous dites que c’est comme une «naissance sans douleurs»

Andrew : Cette fois, on a vraiment réussi à faire quelque chose de naturel, sans rien forcer, en faisant preuve de patience et en attendant simplement que l’inspiration nous vienne. On a pu faire un vrai reset pendant la pandémie, car c’était la première fois en près de dix ans qu’on avait une vraie pause sans rien à l’horizon. Ça nous a revigorés tous les deux, ça nous a permis de nous réaligner avec une vie plus normale d’êtres humains (rires).

Ben : On n’a jamais vraiment perdu l’aspect joyeux de notre collaboration, mais on a appris à se détacher de ce qui nous empêchait de jouer sans arrière-pensée. Ne plus être en tournée, sans rappel constant de toute la machinerie capitaliste qui va avec le fait de vivre de sa musique, nous a aidés. On a vraiment pu se remettre à jouer de la musique pour elle-même, pour s’amuser.

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