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© Emma Wallbanks

Aldous Harding est une femme et une artiste qui cultive un détachement souvent déroutant, et qui n’est pas sans rapport avec la fascination qu’inspire sa musique. Cette année, elle a répondu à nos questions par mail, avec cet art consommé du jeu de piste qui continue de la définir.

Dans tes deux derniers disques, je perçois un refus de tout céder à la mélancolie. La mélancolie t’effraie-t-elle ? Quelle relation as-tu nouée avec elle ?

Je pense que le mot «refus» n’a pas grand-chose à voir avec la façon dont j’ai abordé les choses jusqu’ici. Il faut savoir composer avec tout. La mélancolie est une des rares émotions contre laquelle je ne lutte pas délibérément. Parfois, je choisis de la porter comme je porterais un parfum.

Tes chansons sont-elles un refuge ?

Elles peuvent m’allonger par terre ou me booster, mais c’est le cas de beaucoup d’autres choses finalement. Elles ne sont pas un terrain connu que j’aurais besoin d’arpenter encore et encore.

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