Photo par Tazio Paris
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Photo par Tazio Paris

Difficile à croire pour un artiste si actif, mais Elias Dris n’a pas fait paraître d’album solo depuis "Beatnik or not to be" en 2019, moins de deux ans après "Gold in the Ashes" qui l’avait révélé. "Pearl", un nom de baptême en hommage à Janis Joplin, le replonge dans la vulnérabilité qui avait fait de lui un musicien en pleine adolescence, et dans le fantasme d’une vie à inventer, sensation qui l’avait subjugué quand il est allé vivre à Los Angeles au début de son âge adulte. Dans son entretien avec Magic, un beau matin de septembre à Paris, Elias Dris a enchaîné comme les perles de grands moments de sincérité et d’engagement au service de la musique.

Avant de parler de Pearl, ton troisième album, parlons du musicien Elias Dris. Cela va faire bientôt dix ans que tu as émergé et que Magic te suit. Mais on n’a jamais complètement raconté ton histoire. Faisons-le. Avec Pearl, penses-tu creuser les mêmes obsessions ou te sens-tu l'objet d'une grande évolution ?

Le premier album, Gold in the Ashes (2017), est arrivé avec un besoin d'honnêteté. Je n'ai pas tout montré tout de suite car il était très folk. Mais je ne pense pas avoir changé. Peu après, j’ai proposé Beatnik or not to be (2019), qui est très différent

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