Dans notre petit
monde musical, les Strasbourgeois du label Herzfeld sont l'inverse de la
bourgeoisie. Plutôt que de penser nécessités et sacrifices (grand blocage
mental du pays), ils s'ordonnent de voir les choses en grand. Herzfeld Orchestra est le symbole de cette passion du risque, générée par la passion
tout court : dix-sept musiciens sur Midlife
Poncho, souvent plus encore sur scène, tous signés sur le label pour leurs
projets respectifs, se distribuant les cartes d'une pop anglophone pointue et
kaléidoscopique. Ce supergroupe est la preuve qu'on peut “réussir” sans courir
après la rentabilité. Un “paradoxe
constructif”, comme le répète souvent le maître du son Vincent Robert. Même
si les médias dominants décident de les bouder une fois de plus (autre symptôme
de fatigue nationale ?), leur victoire reste évidente sur le plan artistique.
Transcendant les règles de la vie associative, qui impliquent une approche plutôt artisanale (ici synonyme d'inventivité débridée, particulièrement sensible dans la profusion d'arrangements), Midlife Poncho frappe cette fois par sa cohérence. Le parti pris électrique-synthétique y est pour beaucoup, maintenant les myriades de (p)références sur une ligne new-wave – on a le droit de repenser à This Mortal Coil, dont ils seraient la version postmoderne, ouverte à tout. La permanence ensorceleuse des voix féminines (Anne Ahlers de Crocodiles Inc., Sarah Dinckel de Roméo & Sarah et Claire Deribreux de Little Red Lauter) et l'originalité rythmique également. Surtout, l'écriture et l'interprétation ne faiblissent jamais, sans qu'on sache pour autant qualifier le style de chaque chanson. Qui dit pop dit tubes, et on ne doute pas un instant que Wish, Medication Will Be Fine, She Kissed My Forehead et I Wanna Dance With You crèveraient le plafond des charts dans un monde idéal.
Transcendant les règles de la vie associative, qui impliquent une approche plutôt artisanale (ici synonyme d'inventivité débridée, particulièrement sensible dans la profusion d'arrangements), Midlife Poncho frappe cette fois par sa cohérence. Le parti pris électrique-synthétique y est pour beaucoup, maintenant les myriades de (p)références sur une ligne new-wave – on a le droit de repenser à This Mortal Coil, dont ils seraient la version postmoderne, ouverte à tout. La permanence ensorceleuse des voix féminines (Anne Ahlers de Crocodiles Inc., Sarah Dinckel de Roméo & Sarah et Claire Deribreux de Little Red Lauter) et l'originalité rythmique également. Surtout, l'écriture et l'interprétation ne faiblissent jamais, sans qu'on sache pour autant qualifier le style de chaque chanson. Qui dit pop dit tubes, et on ne doute pas un instant que Wish, Medication Will Be Fine, She Kissed My Forehead et I Wanna Dance With You crèveraient le plafond des charts dans un monde idéal.
2 réactions réagir
Album Enormissime
Quel dommage d'oublier d'oublier la quatrième fille et voix du groupe, Elsa Lion de A Second of June !!