Feu! Chatterton (Live à Paris) bannière
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De gauche à droite : Clément Doumic, Antoine Wilson, Arthur Teboul, Sébastien Wolf et Raphaël de Pressigny | Photo © Antoine Henault

Tandis qu’ils célèbrent leur dixième anniversaire par un live événement, les cinq membres de Feu! Chatterton coécrivent pour Magic, avec Alexandra Dumont, leur histoire orale, sans rien omettre de leurs faiblesses et des impasses qui ont jalonné leur carrière. Cette histoire est celle d’un des groupes français les plus importants de l’époque.

MAGIC VA PUBLIER CETTE HISTOIRE ORALE DE FEU! CHATTERTON EN DEUX PARTIES. LA PREMIÈRE COURT JUSQU'À LEUR PREMIÈRE COUV' DE MAGIC, POUR L'OISELEUR EN 2018. LA DEUXIÈME PARTIE SERA IMPRIMÉE DANS NOTRE PROCHAIN TRIMESTRIEL.

I. LA BANDE DES COOLS DU LYCÉE

“Je n’ai pas de technique. Pas d’outils. Mais d’un autre côté, j’ai vraiment une passion dévorante pour l’écriture et la scène, une flamme très profonde depuis l’enfance. Bref, on devient copains avec Seb…”

Arthur Teboul

Arthur (Teboul, chant) : J’ai intégré le même lycée que Clément et Sébastien en seconde, le lycée Louis-le-Grand dans le Ve arrondissement de Paris. Entre ma ZEP du XXe et Louis-le-Grand, l’écart est très violent ! Je suis recroquevillé dans le travail pendant que la bande des cools gambade dans la cour de récré. La bande de Clem et Seb. Je les entends parler de leurs week-ends à la campagne à fumer des blazes. Il y a des meufs, des mecs, et je me demande une chose : comment trouvent-ils le temps de s’amuser ? Je suis admiratif.

Clément (Doumic, guitare) : J’ai rencontré Sébastien en seconde, le premier jour de classe. On avait quinze ans. Je fais alors de la musique depuis deux-trois ans. Il n’y a aucun musicien dans ma famille, donc ça sort vraiment de nulle part. Je fais du solfège et prends des cours de piano au conservatoire de quartier, mais je rêve de quelque chose de plus transpirant, jouer d’un instrument debout, à la Jimi Hendrix, alors j’apprends la guitare en autodidacte. J’ai déjà une «passion groupe». Dès le collège, je prends plaisir à me casser les oreilles pendant deux heures en studio. Je trouve ça extraordinaire de jouer des trucs puissants à deux ou trois, des trucs simples qui sonnent comme des musiques de grands.

Sébastien (Wolf, guitare) : C’est Clément qui m’a montré les premiers rudiments à la guitare dans un vieux F1 de Soulac-sur-Mer, à côté de Bordeaux. On a l’habitude de partir en week-end avec toute la bande. On fume des joints en écoutant Radiohead, on se lève à 16 heures, on joue sur la plage et c’est déjà super ! Il y a un aspect purement festif à jouer à plusieurs. On fait de la merde, on improvise souvent, mais on a l’impression de proposer un truc neuf. L’envie de composer nous anime tous les deux. Les reprises, ça n’est pas notre délire. Très vite, six mois après mes débuts à la guitare, on monte un groupe. On est sept. On s’appelle les Pacemaker…

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