C’est au cœur des paysages sauvages des Cornouailles anglaises que la harpiste angeline Mary Lattimore a enregistré son quatrième album solo, dans le studio du musicien de Slowdive et Mojave 3, Neil Halstead. Silver Ladders est un grand disque à la beauté inquiète.

« Ma harpe, c’est comme ma sœur. En sa compagnie, je ne me sens jamais seule… » , songe Mary Lattimore. La musicienne paraît, en effet, inséparable d’un instrument avec lequel elle compagnonne depuis la naissance. Sa mère, déjà, était harpiste : dans le ventre maternel, la petite Mary entendait-elle les notes liquides de l’instrument s’égrener en résonances étranges ? Ses yeux ouverts sur le monde, en a-t-elle deviné, dans le flou enfantin, le miroitement des cordes et sa forme souple de triangle ? C’est à l’âge de 11 ans que Mary Lattimore commence à en jouer, à l’occasion d’une formation classique. Debussy et Ravel sont longtemps ses tropismes ; puis la jeune femme développe un jeu plus personnel, sous l’influence de la  musique  qu’elle écoute tous azimuts, incorporant notamment des boucles et autres effets électroniques. 

Il est, pour Mary, une rencontre déterminante : celle avec La suite ? C’est par ici !

Un autre long format ?