Duster
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MUDGUTS

Duster récompense enfin notre attente

Le trio slowcore de San Jose revient au sommet, après presque 19 ans d'attente.

Généralement, l’attente est mauvais signe et il aura fallu attendre dix-neuf ans que les vétérans slowcore Duster nous gratifient d’un nouvel album… Ça en valait la peine. Sur ces douze nouveaux morceaux, le trio de San Jose n’a rien perdu de la science des arpèges en slow motion qu’il dévoilait sur l’excellent Stratosphere (1998). Qu’ils n’aient jamais vraiment cessé de tourner, notamment avec la fine fleur d’aujourd’hui comme Snail Mail ou le brillant (Sandy) Alex G, est un élément d’explication. Le groupe fait encore preuve d’une spontanéité rare chez des groupes de cet âge. Résultat : le son lo-fi sonne encore comme une éthique, pas comme un artifice pour se donner bon teint. Un poil répétitif dans sa construction, ce disque n’en reste pas moins miraculeux, avec pour point d’orgue Chocolate and Mint, quintessence de leur style aujourd’hui sublimé. Quand le groupe décolle dans une grisaille poussiéreuse pour finalement laisser percer des rayons mélodiques précis et parcimonieux.

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