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Different When It’s Silent
Tricky
False Idols

« Different when it’s silent » de Tricky : splendeur, splendeur !

Pour reprendre les mots du colonel Kurtz dans Apocalypse Now, on pourrait se mettre à psalmodier : “The splendor! The splendor!”. Grand album torturé et torturant, ce "Different When It’s Silent" est de l’étoffe de "Pornography" de The Cure, de "Unknown Pleasures" de Joy Division, de "Mezzanine" de Massive Attack ou encore de "Lives Outgrown" de Beth Gibbons. Ce genre de disques que l’on se fait recommander par un ami, un bon ami.

Ceux qui ont vu Apocalypse Now, le film de Coppola, ne peuvent pas ne pas se souvenir de Marlon Brando, dans la pénombre, répétant : “The horror! The horror!”, dans le rôle du colonel Kurtz. Eh bien, toutes proportions gardées et en transposant cette scène à l’univers de la musique, c’est l’effet que me fait Tricky, en particulier sur ce dernier album (Le combientième ? Le 18e, le 19e depuis le chef-d’œuvre inaugural qu’était Maxinquaye en 1995 ?). C’est comme si Tricky, tapi dans l’ombre, comme un crocodile géant, élaborait une musique qui ne pouvait que distiller de l’angoisse, une forme de tension maximale, une violence rentrée, le tout pourtant avec des éclats de douceur, de joie, voire de purs shoots

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