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Peacemaker
Vera Sola
City Slang

Chronique : Vera Sola, haut et en couleur

Avec "Peacemaker", Vera Sola habite l'immensité d'une americana recolorisée, où le vivant se fane et dont elle sublime l'insécurité. Le second album de l'Américaine est l'album de la semaine de Magic du 2 février 2024.

On ne va pas inutilement étirer le suspense : si vous lisez cette chronique dans cet écrin, c’est que Vera Sola a franchi le cap du deuxième album avec une aisance fracassante – terme en tout point antinomique avec l’univers de l’artiste et sa façon fragile d’être au monde. Révélée par Shades en 2018, disque que Magic avait célébré comme un chef-d’œuvre sorti comme par miracle des doigts d’une ancienne bassiste d’Elvis Perkins (deuxième meilleur album de l’année), la jeune femme américano-canadienne a noué avec notre journal, grâce à ce soutien inconditionnel et instantané, une relation particulière. Cela l’avait conduite à démarrer sa tournée européenne de 2019 par un concert privé pour nos abonnés dans une petite salle du XIIIe à Paris (jetez-vous sur YouTube si vous jouissez du bonheur d’être en mesure de le découvrir) et à nous donner, via son management, des nouvelles de la parution imminente de son deuxième disque. Nous étions alors… en janvier 2020. Nous sentions que le délai était trop beau pour être réaliste : obsessionnelle, voire control freak, Danielle Aykroyd (son vrai nom) aura pris le temps de traiter ces onze nouveaux morceaux comme des bijoux, capables de défier un nombre d’écoutes indéfini.

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