Black Yaya – Black Yaya

(City Slang/PIAS)

David-Ivar Herman Dune a souvent écouté Ice Cube. Si, si. Le rythme, la force du rythme, c’est déterminant. Pour cet amoureux de l’océan et des vagues, pour cet observateur raffiné, une chanson reste une pulsion. Un élan.

Ça relèverait presque de la mystique, un peu comme quand Marc Bolan composait un boogie-woogie – comme une sorcière. D’ailleurs, on retrouve d’emblée le barde à la permanente bouclée sur Flying A Rocket, un morceau d’ouverture qui fait trembler sérieusement le bassin. Suit immédiatement Glad Tidings, qui nous renvoie à un Phoenix matinal et félin, période Alphabetical (2004).

Pop et lumineux, le disque de Black Yaya est traversé d’éclairs à l’harmonica dignes de Neil Young (Watchman). Sinon, on entend même du R&B. La composition est hétéroclite. Car on est ici dans le plaisir de l’écriture, la joie d’interpréter une chanson. Une énergie solaire prise aux tripes, et qui nous fait sautiller ou rêvasser – peu importe.

Sur Through The Deep Night, il nous berce gentiment avec ses allures de crooner. Cette petite joie insidieuse et cette lumière nous refilent l’envie d’écouter The Beach Boys. Rien que ça ! Faut dire, on rencontre Chuck Berry, Bill Haley et tous les apôtres rock’n’roll durant Black Yaya. C’est pas un grand déballage ! Un héritage outrageusement affiché ? Non, cet héritage-là traîne le temps d’un accord, d’une mélodie, discrètement. On appelle ça l’élégance.

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