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A Gospel of Some Sort
Syd Matters

« A Gospel Of Some Sort » de Syd Matters, exercice de Styx

« Ce sont les eaux noires de la perte, le fleuve Styx qui zèbre le disque, incarne le passage vers l’ailleurs de l’âme évanouie. Le disque y converge puis en reflue »

Des notes de clavier jetées comme des lignes qui bientôt s’entremêlent et des chœurs qui se hissent ouvrent le cinquième album du groupe Syd matters – le premier de la formation française en quinze ans, depuis que son chanteur, Jonathan Morali, choisit, pour s’adonner à la musique instrumentale, de se taire. On pense aux paysages tissés dans l’Alifib de Robert Wyatt – c’est dire l’élégance de ce qui se joue. Lorsque la voix de Morali se pose et que ses cinq éléments sont réunis, on comprend que le temps n’a pas passé sur l’art de Syd matters. La voix est peut-être un peu plus haute, expulsée telle un souffle, gracile en son entame, enflant légèrement pour se briser sur les notes.

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