À l’occasion des concerts de Rocket le 26 février prochain au Point Éphémère et le 27 février à Tourcoing, Magic met à disposition cette chronique de “R Is For Rocket”, premier album particulièrement enthousiasmant du quatuor indie rock basé à Los Angeles, initialement parue dans notre hebdo n°125.
En préparant mon classement de mes dix albums favoris de cette année 2025 qui fut franchement trop bien – en musique, tout du moins –, je me suis rendu compte de deux trucs : 1) 8 de ces 10 disques puisent leur son dans le grunge, le shoegaze, voire les deux, un signe que j’écoute toujours la même chose que le rock à guitares se porte plutôt bien. 2) 9 de ces disques seront sûrs et certains dans ce top, la 10ème place est ouverte à débat. Et ça tombe bien, parce que R Is For Rocket, premier album de… Rocket, a très envie de faire partie de ce panthéon.
Voyons voir ses arguments… Déjà, c’est ou très grunge, ou très shoegaze, ou les deux, avec un fuzz venant autant d’une Big Muff que directement d’un ampli déchiré, selon les mots du guitariste Desi Scaglione ; bon point. Alithea Tuttle chante avec l’aplomb et la douceur d’une frontwoman des 90’s ; autre bon point. Et puis, il y ces morceaux explosifs comme les ergols liquides servant à propulser les objets qui portent le même nom que le groupe – Wide Awake, Pretending, R Is For Rocket –, et ces autres plus délicats, comme la soundtrack d’une teenage rom com – The Choice, Another Second Chance, Number One Fan. Un troisième bon point. On va en rajouter un parce que le groupe basé à LA est prometteur, et un autre parce que je suis de bonne humeur après l’avoir écouté 3-4 fois. Et on verra s’il termine à la dixième place de mon panthéon 2025.
Rocket sera en concert les 26 février à Paris et 27 février à Tourcoing. La billetterie se trouve juste ici !
