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Une décennie après son apparition dans le paysage néopsyché britannique, Ulrika Spacek compte toujours parmi les groupes les plus respectés du genre. Une donne que ne devrait absolument pas bouleverser "EXPO", cinquième album pensé autour de la collectivité comme réponse à l’individualisme d’un monde en train de s’effondrer, et porté par un nouveau mode de composition, le quintette s’étant plongé dans un exercice d’autosampling. Rencontre avec Rhys Edwards, Syd Kemp et Joseph Stone.

La dernière fois que je vous ai interviewés, c’était en 2023, au moment de la sortie de Compact Trauma. Interrogés sur votre processus créatif en patchwork, vous m’aviez sorti qu’en studio, vous étiez aussi précis que des chirurgiens. Sur Expo, vous abordez une nouvelle philosophie, celle de resampler votre propre travail. Est-ce qu’on peut dire que vous êtes désormais ce genre de chirurgiens suffisamment confiants pour opérer sur votre propre corps ?

Joseph Stone (guitares / machines) : C’est un peu ça, oui.

Rhys Edwards (chant / guitare) : Et puis, ça devient de plus en plus difficile de s’asseoir et de se dire, quand on a d

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