Chroniques d'albums
31 mai 2008
The Ting Tings - We Started Nothing
Partager sur Facebook Partager sur Twitter

The Ting Tings - We Started Nothing

L’histoire est connue : un premier single épuisé, quelques concerts exclusifs et les gazettes d’outre-Manche s’emballent. D’autant que les membres de la énième next big thing proviennent d’art school et connaissent tous les rouages de l’exposition médiatique, pour franchir une à une les marches de la reconnaissance. Depuis Salford dans la banlieue de Manchester, un nouveau duo a bien retenu la leçon. Katie White et le batteur Jules De Martino composent une version inversée des White Stripes, qui auraient délaissé les teintes blanches et rouges pour repeindre l’arc-en-ciel de couleurs fluo. We Started Nothing débute, tambour battant, avec deux tubes, les doigts dans le nez : Great Dj et That’s Not My Name. L’electro pop entêtante et bien fichue des Ting Tings est donc la bande-son colorée d’une soirée délurée dans la veine du Party Mix! (1981) des B-52’s. Le reste est à l’avenant et les mélodies grignotent votre esprit, qui a renoncé depuis longtemps à toute dignité devant une telle débauche d’énergie positive et euphorisante. D’ailleurs, l’invasion ne fait que commencer, car le prochain single Shut Up And Let Me Go, qui creuse une veine dub très “clashienne”, va illustrer une prochaine publicité pour Apple. Entre The Kills et Shampoo, CSS et Le Tigre, ce jubilatoire précis d’agit pop tubesque flirte parfaitement avec l’air du temps. Fatalement dispensable, We Started Nothing se déguste donc rapidement et n’a qu’une seule revendication : let’s dance !

Alexandre Cognard

Partager sur Facebook Partager sur Twitter