Sous Surveillance
24 juillet 2014
The Luxembourg Signal : Sous Surveillance – 24/07/14
Partager sur Facebook Partager sur Twitter

The Luxembourg Signal : Sous Surveillance – 24/07/14

QUI ?
Beth Arzy (voix)
Ginny Pitchford (clavier)
Brian Espinosa (batterie)
Johnny Joyner (guitare, basse)
Betsy Moyer (voix)

OÙ ?
Londres (Angleterre), San Diego et Los Angeles (États-Unis)


QUOI ?
De nouvelles troupes à la loupe ? Certes, mais parfois ces nouvelles troupes ont déjà vécu mille vies. Quelques noms énumérés ci-dessus sont certainement familiers pour les habitués de ces pages. Beth Arzy, Johnny Joyner et Brian Espinosa sont tous connus pour avoir fait partie d’Aberdeen. Pour rappel, Aberdeen était au milieu des années 90 l’une des seules formations américaines de la maison bristolienne Sarah Records et aussi l’une des plus précieuses. Pendant la longue pause d’Aberdeen, Beth Arzy a également fondé avec son ami Bobby Wratten (le chanteur de The Field Mice qui a d’ailleurs trouvé le nom de The Luxembourg Signal) un autre mythe en miniature nommé Trembling Blue Stars. C’est donc sur les cendres encore chaudes de ces deux groupes adorés et d’un troisième appelé Fonda (où l’on retrouvait Ginny Pitchford et Johnny Joyner) qu’est né The Luxembourg Signal, coopération transatlantique au délicieux goût de revenez-y. L’ambition du quintette est de mettre bout à bout dix années d’idées musicales et de créer des sonorités plus bruyantes et matures que celles des bandes précitées.

DERNIÈRE SORTIE
Le 22 avril est paru Distant Drive sur le label Shelflife. Ce premier 45 tours a été enregistré lors d’un voyage de Beth à Los Angeles. Il comporte deux titres de jangle pop très mélodiques et baignés dans une réverb’ onirique. D’une élégance évidente, la face A rappelle les glorieuses années de l’écurie Sarah. On songe à The Aislers Set, Rocketship et à tous les nombreux groupes américains qui revendiquent le psychédélisme émotionnel du grand petit label pop des années 90 (The Pains Of Being Pure At Heart et consorts).

TUBE ABSOLU
Pour l’instant, le choix ne peut se porter que sur l’un des deux morceaux du single (Distant Drive et Wishing Pool), aussi excellents l’un que l’autre. C’est peut-être sur Wishing Pool que The Luxembourg Signal présente la mélodie la plus éclatante. Quoi qu’il en soit, ces (presque) sept minutes inaugurales sont une bénédiction pour quiconque a aimé les sucreries dream pop des nineties.

FUTUR CONDITIONNEL
Après le format court vient en toute logique l’album. We Are New. We Are Old. We Will Make You Cry. verra certainement le jour à la fin de l’été sur Shelflife. The Luxembourg Signal a aussi l’intention de s’offrir une pause pendant les enregistrements pour retrouver les joies de la scène en accompagnant leurs amis californiens de The Ocean Blue. Le jour où l’on verra The Luxembourg Signal en France n’est pas encore venu mais la simple annonce de cette sortie a de quoi faire frémir d’impatience.

Xavier Mazure

Partager sur Facebook Partager sur Twitter