Chroniques d'albums
9 novembre 2007
The Herbaliser - Something Wicked This Way Comes
Partager sur Facebook Partager sur Twitter

The Herbaliser - Something Wicked This Way Comes

Des beats tranchants, des ambiances gracieuses et un groove impeccable. Voilà à quoi The Herbaliser nous a habitués jusqu’alors. De disque en disque, le groupe a construit une musique de plus en plus savoureuse, parfois complexe, souvent dansante et toujours passionnante, en s’acoquinant notamment avec quelques-uns uns des ténors du rap, de Bahamadia à Roots Manuva en passant par Latyrx et WhatWhat, sa petite protégée. Seulement cette fois, The Herbaliser semble passer à côté de son album, du moins en partie. En effet, la plupart des collaborations n’aboutissent pas aux merveilles promises sur le papier. Ainsi, Phi-Life Cypher et surtout Iriscience (Rakaa de Dilated Peoples) se promènent ici sans réelle conviction, sans doute peu convaincus par les beats évidents taillés pour eux. Avec Seaming To, Jake Wherry et Ollie Teeba nous servent une soul délicate certes de bonne facture, mais sans la subtilité et l’éclat dont ils sont vraiment capables. Des déceptions donc, plutôt que de véritables ratages. Heureusement, l’essence même de Something Wicked This Way Comes est ailleurs. Et pas besoin de prospecter longtemps pour trouver des pépites du calibre de 24 Carat Blag, Worldwide Connected, The Battle Of Bongo Hill ou Time 2 Build (où Blade surclasse tous les Mc’s ici présents). Aussi tenace que la Mustang ou la main froide de Steve, aussi dangereux que le jeu de jambes de Bruce ou le Magnum de Clint, le jazz funk de The Herbaliser tutoie de près ces scores mythiques. Alors, malgré ses défauts flagrants, ce quatrième album peut se targuer d’être tout de même une belle réussite.

Sylvain Collin

Partager sur Facebook Partager sur Twitter