Chroniques d'albums
16 mai 2018
Ryley Walker et le son de Chicago
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Ryley Walker et le son de Chicago

Excellent guitariste et songwriter inspiré, la seule chose que l’on pouvait jusqu’ici reprocher à Ryley Walker était d’écrire des folk songs comme si l’histoire de la musique s’était arrêtée avec les derniers soupirs de Nick Drake et avant la conversion de Tim Buckley au jazz. En 2015, l’Américain poussait le vice jusqu’à singer l’artwork de Van Morrison sur la pochette de Primrose Green. Celle de Deafman Glance, magnifique, est nettement plus abstraite. Et personnelle, à l’image de la musique qu’elle renferme : une folk qui lorgne désormais vers le post-rock, spécialité locale de Chicago, ville ayant ouvertement inspiré Walker. Selon lui, «Chicago a le son d’un train qui foncerait vers vous mais n’arriverait jamais». Nous n’en dirons pas autant des frissons ressentis à l’écoute de titres comme 22 Days, Spoil with the Rest ou Can’t Ask Why, qui sonnent comme la rencontre rêvée de Mark Kozelek et Tortoise.

Matthieu Chauveau •••••°

RYLEY WALKER
Deafman Glance
(Dead Oceans Records) – 18/05/2018
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