Chroniques d'albums
9 novembre 2007
The Strokes - Room On Fire
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The Strokes - Room On Fire

Avant de devenir un cri de ralliement bête comme chou, Is This It reste deux ans après sa parution la pierre philosophale de la vague rock, avant le tragique raz-de-marée que l’on sait. Sauf qu’à la lumière des nouvelles chansons livrées par The Strokes ici (When It Started en lieu et place de New York City Cops sur la version américaine de l’album après les attentats du 11 septembre) ou là (de ternes inédits en concerts aussi expéditifs qu’efficaces), on pouvait émettre quelque inquiétude sur la capacité de la bande à Julian Casablancas à composer un successeur aussi brillant et imparable. Point de suspense : Room On Fire n’a ni le charme ni l’impact de son illustre prédécesseur. Cela étant affirmé, ce disque n’est pas loin d’être la meilleure chose qui soit arrivée à un genre en pleine asphyxie depuis… Is This It. Car quel groupe new-yorkais, detroitien, texan, londonien, danois et d’où sais-je encore peut-il se targuer de trousser des rock’n’roll songs aussi inspirées et produites que What Ever Happened?, idéalement placée en ouverture avec son introduction en forme de clin d’oeil au Bootylicious de Destiny’s Child (utilisant le même sample de Stevie Nicks), 12:51, premier single significatif du cru strokien 2003, Between Love & Hate, armée d’un refrain en or, ou The End Has No End, rock abrasif et urgent ? Bien sûr, des passerelles mélodiques ou vocales se font entendre entre Reptilia et le fameux Take It Or Leave It, I Can’t Win et le célèbre Last Nite… Et alors ? On n’a jamais prétendu que The Strokes avait inventé la poudre à canon. Simplement, ces cinq garçons new-yorkais digèrent comme personne et offrent la version moderne de leurs références avouées. Isn’t it?

Franck Vergeade

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