Chroniques d'albums
14 juin 2018
Les pérégrinations somnambules de Night Night
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Les pérégrinations somnambules de Night Night

C’est d’abord un clip fabuleux. La longue course d’un homme en contre-jour qui remonte un étrange défilé de matière bleu et rose dans un univers de jeu vidéo. En bande-sonore, une lente progression de variations électroniques se déploie autour d’un riff aérien.

Lulla porte le second EP de Night Night, projet autoproduit de Nicolas Mollet. De son penchant rock adolescent, ce Parisien de 28 ans a gardé l’amour de la guitare électrique, colonne vertébrale de ses longues compositions. Quelques années de fac d’informatique musicale et la découverte de la musique concrète et acousmatique lui ont permis d’y ajouter la science du traitement sonore et une certaine attirance pour les déchaînements électroniques.

Il y a trois ou quatre ans, j’ai plongé dans l’univers du hardware et des synthétiseurs analogiques, raconte-t-il. Depuis, j’ai essayé de trouver mon son et de proposer de nouvelles choses dans l’association de la guitare et de la musique électronique”.

En mars 2017, Night Night publiait Day. Composé d’une seule chanson de 17 minutes, ce premier EP posait les bases d’un projet conçu dans l’adoration de “la guitare de Jimmy Page”, des “synthés de Tangerine Dream” et de “l’univers musical de Nils Frahm”.

Plus classique dans la forme (trois tracks), After Day est aussi plus mature et davantage chanté. Nicolas Mollet le défendra à Paris le 20 juin lors de sa release party à l’Olympic Café, puis le 22 juin au Biche Festival, en Basse-Normandie, et le 24 juin au festival Minuit Avant La Nuit, à Amiens.

Robin Korda

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