Chroniques d'albums
22 mars 2019
La puissance fragile des « Tempéraments » de Malik Djoudi
Partager sur Facebook Partager sur Twitter

La puissance fragile des « Tempéraments » de Malik Djoudi

Malik Djoudi a peaufiné son electro pop pour livrer Tempéraments, un deuxième album équilibré et largement autobiographique.

Sorti en 2017, Un, le premier album de Malik Djoudi – dans un premier temps autoproduit puis édité chez Cinq7 – s’est rapidement fait connaître d’un large public. Subtile et intimiste, sa musique a connu un succès soudain avec en point d’orgue le dorénavant classique Sous garantie. Dans la foulée de cet enthousiasme et après une tournée marathon, Tempéraments nous parvient déjà. Faut-il s’en méfier ? De peur qu’on les oublie certains artistes se hâtent, parfois… Mais Malik Djoudi offre rapidement des garanties. C’est dans cet équilibre de puissance (LCD Soundsystem, Zomby) et de fragilité (son chant oscillant entre Daho et Chamfort) que la musique du Poitevin a trouvé une certaine justesse en s’émancipant toujours un peu plus des chemins balisés de l’electro pop. Après l’aventure solitaire du premier album, il s’entoure notamment d’Amaury Ranger (François & The Atlas Mountains), enregistre dans le studio d’Ash Workman (Metronomy, Baxter Dury) et peaufine à l’excès douze titres. Ils dressent avec habileté un kaléidoscope de Tempéraments et d’ambiances. Tout fait sens dans le travail très personnel et largement autobiographique de Malik Djoudi. Qu’il garde ce rythme-là !

Malik Djoudi – Tempéraments – (Cinq7 / Wagram)

Benoît Crevits

Partager sur Facebook Partager sur Twitter