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29 juin 2018
Kacey Johansing, l’évidence pop moderne
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Kacey Johansing, l’évidence pop moderne

Cinq ans après Grand Ghosts, Kacey Johansing est de retour avec The Hiding. Gorgée de guitares tour à tour carillonnantes ou vaporeuses, sa pop made in San Francisco a évolué vers plus d’épure, quelque part entre les brumes de la ville et le soleil de la baie.

Qui : Kacey Johansing a la bougeotte. Née dans le Michigan, elle a étudié au Berklee college of music (Boston), puis a mis les voiles pour la très branchée “Bay Area” de San Francisco. En une dizaine d’années, elle s’y est tissé un sérieux réseau de musiciens et de collaborateurs, y a cofondé le duo Yesway, publié sous son nom propre deux albums infusés de folk et de dream pop, et enfin lancé le label Night Bloom Records avec le songwriter Jeff Manson et Alex Bleeker, bassiste de Real Estate.

Son actu : Aujourd’hui installée à L.A., elle a publié son troisième album, The Hiding, sur son label le 2 juin dernier. Un beau recueil de chansons qui marque un léger mais notable virage dans la trajectoire de cette talentueuse chanteuse.

Sa musique : Si l’une des caractéristiques pop est cette indescriptible évidence, Kacey Johansing l’est aujourd’hui plus que jamais. Elle a abandonné la légère étrangeté de son précédent album (Grand Ghosts, 2013),  pour s’orienter vers une simplicité jamais simpliste. Les écrins instrumentaux sont plus épurés que par le passé, seulement pour que ses arabesques vocales s’y dessinent imparables et sûres. Finis les beaux pianos et les arrangements de cordes, elle verse ouvertement dans une esthétique plus “dreamque jamais : divers pads, guitares gazeuses et noyées de reverb (Take One Leave One, The Hiding) à la manière de The Saxophones. La Californienne rappelle toutefois en plusieurs endroits qu’elle sait encore penser avec complexité (Evergreen) et qu’elle aime encore s’aventurer aux frontières d’autres genres pop modernes, comme quand elle va flirter vocalement avec le rnb (Hold Steady). Souvent, sur ce beau disque, vous vous surprendrez à secouer la tête, notamment à l’écoute de Do You Want Me ou In Too Deep. Ce sera quand vous vous rendrez compte que Kacey Johansing n’évoque rien de moins que Christine McVie, un temps chanteuse de Fleetwood Mac, une des formations archétypales de cette évidence pop.

À écouter : Do You Want Me, l’un des meilleurs moments de The Hiding

Benjamin Pietrapiana

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