Il est malin, Yuksek. Le mois dernier, On The
Train, single accrocheur et entêtant, avait attisé la curiosité des
internautes, et pour cause : il était attribué au Mega Mystery Band. Pas besoin
d'avoir fait HEC pour savoir que ce pseudonyme cachait sans doute le lancement
d'un groupe, d'une marque – ou les deux –, cherchant à faire grimper
l'attention sur la toile en utilisant les méthodes modernes. Or, il s’agissait
sous cette identité mystérieuse du nouveau morceau de Pierre-Alexandre Busson,
alias Yuksek, dont quelques EP, un premier LP (Away From The Sea, 2009) et
des performances live retentissantes avaient secoué le petit monde des clubs
depuis quelques années. Ce Rémois, placé en pole position dans la liste des
producteurs hexagonaux qui ont redonné un coup de projecteur sur la scène
électronique tricolore (aux côtés de Justice, son voisin Brodinski ou SebastiAn),
passe ici à l'étape suivante.
12 - OUT OF CONTROL (Preview)
En gardant dans le rétroviseur un style à la française toujours inspiré des grands frères Daft Punk, Yuksek s'avance dans une direction nettement plus pop, en interprétant lui-même la majorité des onze titres de Living On The Edge Of Time. Le remixeur en série chasse sur des terres plus ambitieuses avec un album à la fibre toujours dansante, mais qui est à la fois plus produit, mieux écrit, et davantage orienté sur cette diversité que l'on pourrait attribuer au brouillage des frontières entre indie rock et électronique. Des titres en forme de bulle pop qui claquent au soleil (Off The Wall, rien à voir avec Michael Jackson et composé avec le Bordelais Kim), des tubes qui vont faire la joie des discothèques de bord de mer cet été (The Edge, le single On The Train, le blocpartyesque To See You Smile ou encore Fireworks). Avec une frontière à peine perceptible entre underground et populaire, Living On The Edge Of Time reste finalement un pur produit de son époque, malin et éphémère.
12 - OUT OF CONTROL (Preview)
En gardant dans le rétroviseur un style à la française toujours inspiré des grands frères Daft Punk, Yuksek s'avance dans une direction nettement plus pop, en interprétant lui-même la majorité des onze titres de Living On The Edge Of Time. Le remixeur en série chasse sur des terres plus ambitieuses avec un album à la fibre toujours dansante, mais qui est à la fois plus produit, mieux écrit, et davantage orienté sur cette diversité que l'on pourrait attribuer au brouillage des frontières entre indie rock et électronique. Des titres en forme de bulle pop qui claquent au soleil (Off The Wall, rien à voir avec Michael Jackson et composé avec le Bordelais Kim), des tubes qui vont faire la joie des discothèques de bord de mer cet été (The Edge, le single On The Train, le blocpartyesque To See You Smile ou encore Fireworks). Avec une frontière à peine perceptible entre underground et populaire, Living On The Edge Of Time reste finalement un pur produit de son époque, malin et éphémère.