Que peut-on bien attendre, après plus de vingt ans
de carrière, d’un nouvel album de Yo La Tengo ? Pour le meilleur (presque
toujours) et pour le pire (le récent interlude Condo Fucks, à la rigueur), le
trio d’Hoboken reste un point fixe dans un univers musical instable, une valeur
sûre, une sorte d’étalon immuable de l’indie rock. Produit encore et toujours
par Roger Moutenot, Popular Songs ne provoque ni vraie surprise, ni
réelle déception. Avec une belle assurance qui dérive de l’expérience accumulée
au fil des ans, le groupe balaie comme à son habitude les registres les plus
contrastés, entre stridences bruitistes (Nothing To Hide), lentes
accalmies atmosphériques (Here To Fall) et gracieuses envolées
mélodiques (I’m On My Way).
Délaissant même les guitares de ses débuts au profit de claviers dignes de Booker T. & The MG’s, il se permet également quelques incartades carrément funk ou soul du plus bel effet, entre Stax (Periodically Double Or Triple) et Motown (If It’s True). Une fois encore, Yo La Tengo s’affirme comme le plus habiles des passeurs, capable d’abolir les frontières entre genres et de convertir en un album cohérent son goût très sûr et très hétéroclite pour les styles les plus apparemment éloignés. Formidablement rassurant.
Délaissant même les guitares de ses débuts au profit de claviers dignes de Booker T. & The MG’s, il se permet également quelques incartades carrément funk ou soul du plus bel effet, entre Stax (Periodically Double Or Triple) et Motown (If It’s True). Une fois encore, Yo La Tengo s’affirme comme le plus habiles des passeurs, capable d’abolir les frontières entre genres et de convertir en un album cohérent son goût très sûr et très hétéroclite pour les styles les plus apparemment éloignés. Formidablement rassurant.