Skyline sort
un an tout juste après l’immense Dust
Lane (2010). Rien d’étonnant à ce que Yann Tiersen approfondisse les
nouvelles pistes qu’il avait commencé à défricher : usage intensif de
synthétiseurs analogiques (jusqu’ici absents de sa musique) et voix chorales. Avec
Dust Lane, le Breton avait évacué une
bonne partie de ses clichés mélodiques. Skyline
poursuit ce renouvellement en profondeur, cette révolution tranquille. Yann Tiersen garde le même attachement pour les mélodies, affine ses tentations
orchestrales électriques, joue encore un peu mieux de contrastes entre
délicatesse et mouvements puissamment lyriques. Monuments est l’un des morceaux les plus typiques de cette nouvelle
manière : douce attaque à la guitare acoustique et cloches, chœur parfait
(on croit presque entendre une seule voix, mais si étrangement texturée qu’elle
ne peut être que l’assemblage de plusieurs chants), introduction de violoncelle, dérivation
mélodique à la guitare électrique, réverbération spatiale sur les voix.
Mini-cathédrale sonore en matière souple. The Trial, l’un des autres sommets du disque qui servait de trame instrumentale au morceau The Best Of Times sur le dernier effort en date de Sage Francis, exploite lui aussi cette riche veine. La majorité des morceaux semblent écrits à la guitare. Comme le mélodieux et grand écran Another Shore, qui combine pour le meilleur ligne acoustique, guitares saturées s’empilant et rugissement lointains des synthés. Mais le très mélodieux The Gutter, porté par une sensuelle et fantomatique voix féminine se base sur des notes éparses de piano et une ligne de cordes, réveillés par une batterie qui frappe dur. Exit 25 Block 20 ramène le toy-jouet et une mélodie très tiersenienne ancienne manière, mais les voix sont des hurlements d’horreur. Vanishing Point laisse une voix de femme s’alanguir sur une ligne ondulante de synthé sonnant comme un riff liquide My Bloody Valentine. Yann Tiersen va de l’avant.
Mini-cathédrale sonore en matière souple. The Trial, l’un des autres sommets du disque qui servait de trame instrumentale au morceau The Best Of Times sur le dernier effort en date de Sage Francis, exploite lui aussi cette riche veine. La majorité des morceaux semblent écrits à la guitare. Comme le mélodieux et grand écran Another Shore, qui combine pour le meilleur ligne acoustique, guitares saturées s’empilant et rugissement lointains des synthés. Mais le très mélodieux The Gutter, porté par une sensuelle et fantomatique voix féminine se base sur des notes éparses de piano et une ligne de cordes, réveillés par une batterie qui frappe dur. Exit 25 Block 20 ramène le toy-jouet et une mélodie très tiersenienne ancienne manière, mais les voix sont des hurlements d’horreur. Vanishing Point laisse une voix de femme s’alanguir sur une ligne ondulante de synthé sonnant comme un riff liquide My Bloody Valentine. Yann Tiersen va de l’avant.
3 réactions réagir
je mettais arrêté à amélie poulain, ça l'air sympa maintenant
GYBE !
Oui. Ou pas
