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Shangri-La de YACHT

chronique d'album
Sous couvert de théories biblico-philosophiques alambiquées, dans l’esprit des délires conspirationnistes de Ian Svenonius, le projet de Jona Bechtolt se révèle au fil des albums un véritable groupe. Avec sa petite amie Claire L. Evans, le compositeur a arpenté les scènes internationales avec LCD Soundsystem et leur agit-pop a mué en véritable machine à danser. Avec Shangri-La, YACHT se propose d’offrir un univers global qui voit dans le future les possibilités de leur imaginaire sans limites. Tout ceci débute tambour battant avec les riffs endiablés d’Utopia et le groove mutant de Dystopia.




Le couple infernal fait des siennes en déballant sa musique en trombe, tout en sachant alterner les tempos plus lents (Love In The Dark). Un mariage de déraison qui peut rappeler la dinguerie psychédélique de Of Montreal et l’intransigeance remuante de Gang Of Four. La belle mécanique s’enraye par moments, lorsque Claire matraque à la manière d’une riot grrrl (Beam Up) ou qu’elle fait sa pythie électronique sur une rythmique mutante (Paradise Engineering). Au final, le disque a les défauts de ses ambitions et achève sa transformation sur Tripped And Fell In Love, titre post-Yeah Yeah Yeahs résolument irrévérencieux, qui reproduirait presque la montée acide du single de James Murphy.
Alexandre Cognard
MAGIC RPM  #154


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