Des vingt et un
titres abrasifs de Pink Flag (1977) à
nos jours, le parcours de Colin Newman et ses hommes (réduit désormais à deux
puisque seul le fidèle Graham Lewis pointe encore), est une niche féconde et ô combien
admirable, où les promesses ont toujours plus ou moins été tenues. D’un punk
rêche, répétitif aux implacables fondations d’une new-wave que le groupe
personnifie tout en en annihilant la possible médiocrité, en passant par
quelques stridences contemporaines. Résumer Wire est impossible, mais affirmer
que ces musiciens ont toujours vu plus loin que le bout du nez de leurs
contemporains ne sera pas franchement insultant. Ni même d’affirmer que ce
groupe fut au punk ce que Roxy Music fut au glam : une incongruité
flamboyante. C’est d’ailleurs à ces deux brillants esthètes (Brian Eno et Bryan
Ferry) que l’on songe en écoutant Please Take, qui ouvre l’album sur un
mode proche des grandes envolées de A
Bell Is A Cup Until It Is Struck (1988).
Wire - Now Was
Il faut dire que depuis quelques saisons déjà, Wire commet des disques savamment autoréférencés, comme un work in progress qui fonctionnerait sous la forme de citations à ses œuvres passées. La place nous manquera pour décrire et décliner tous ces trompe-l’œil. Ou le fan s’indignera ou il s’émerveillera en fonction de sa tolérance et de son acceptation des règles d’évolution devant ce labyrinthe autocentré. Ce petit jeu nous amène à d’assez flagrante réussites, dont l’imparablement méchant Two Minutes, le très directement pop Smash ou encore le très suave quoiqu’un brin épineux Red Braked Tree. Un jeu qui reste souvent passionnant plus de trente-trois annuités après son départ. La retraite, vous l’aurez compris, n’est pas encore au programme.
> Écoutez Red Barked Tree dans son intégralité.
Wire - Now Was
Il faut dire que depuis quelques saisons déjà, Wire commet des disques savamment autoréférencés, comme un work in progress qui fonctionnerait sous la forme de citations à ses œuvres passées. La place nous manquera pour décrire et décliner tous ces trompe-l’œil. Ou le fan s’indignera ou il s’émerveillera en fonction de sa tolérance et de son acceptation des règles d’évolution devant ce labyrinthe autocentré. Ce petit jeu nous amène à d’assez flagrante réussites, dont l’imparablement méchant Two Minutes, le très directement pop Smash ou encore le très suave quoiqu’un brin épineux Red Braked Tree. Un jeu qui reste souvent passionnant plus de trente-trois annuités après son départ. La retraite, vous l’aurez compris, n’est pas encore au programme.
> Écoutez Red Barked Tree dans son intégralité.