Comparée à la voix d’Hayden Thorpe, Mika ressemble
à Nick Cave. En fait, les Wild Beasts sonnent comme si Anthony Hegarty
dirigeait un groupe d’indie rock. Seulement, un an après Limbo, Planto (2008), voilà déjà le deuxième album pour le groupe
de Leeds, porté par cette voix opératique, théâtrale, outrageusement baroque,
caricaturalement gay (sauf qu’Hayden affirme n’aimer que les filles). Ce chant,
pour frappant qu’il soit, porterait très rapidement sur les nerfs s’il ne
jouait du contraste avec une musique beaucoup moins flashy : guitares
britpop ou en multicouches noisy pop, percussions latines parfois soutenues
d’un pied dance mais dans une atmosphère plus sourde qu’extravertie.
Ici ou là, on rencontre un ou deux numéros de cabaret soniquement réactualisés, mais c’est bien l’alliance paradoxale entre le chanteur et son inventif groupe qui intrigue et accroche. Bien sûr, le paradoxe n’est qu’apparent, les paroles explorant ardemment la face noire du désir, plus blues post-coïtal que préliminaires extatiques. Wild Beasts vaut d’évidence plus qu’un gimmick. Mais combien ?
Ici ou là, on rencontre un ou deux numéros de cabaret soniquement réactualisés, mais c’est bien l’alliance paradoxale entre le chanteur et son inventif groupe qui intrigue et accroche. Bien sûr, le paradoxe n’est qu’apparent, les paroles explorant ardemment la face noire du désir, plus blues post-coïtal que préliminaires extatiques. Wild Beasts vaut d’évidence plus qu’un gimmick. Mais combien ?
2 réactions réagir
parfaite bande son de l'automne avec Grizzly Bear et Peter, Bjorn and John, et donc les 3 meilleurs albums de l'année, car les plus mélancoliques et les moins frelatés.
n'empèche que tout cela fait un excellent album !!! moi, en tout cas j'adore cette album..