Ce huitième album de
Wilco marque également l’inauguration de son propre label dBpm, dont il est la deuxième
référence après le 45 tours estival I
Might/I Love My Label. Comme pour mieux célébrer l’occasion, Jeff Tweedy et
ses camarades ont carrément mis les petits plats dans les grands. En rompant
les dernières amarres qui les rattachaient au music business, ils
semblent avoir retrouvé une liberté créative (pas moins de soixante titres ont
été esquissés avant la sélection finale) et une audace formelle qui imprègnent
de bout en bout les douze titres de ce nouveau sommet d’une discographie
pourtant exempte de toute trace de médiocrité. Le meilleur groupe américain des
quinze dernières années est enfin parvenu à y synthétiser son amour pour les
robustes traditions country rock et ses penchants plus arty et
expérimentaux. D’emblée, le monumental Art Of Almost se lance
dans une série de contre-pieds sonores déroutants, où s’entremêlent peu à peu
les fragments d’un collage de pulsations électroniques et de guitares
stridentes.
Ce tour de force, sans doute le plus radical tenté par Wilco depuis A Ghost Is Born (2004), contraste de manière saisissante avec les tonalités brutes, rugueuses et presque garage rock de Standing O (la meilleure chanson d’Elvis Costello depuis des lustres) ou I Might, traversé par les notes aigrelettes du Farfisa et un sample de TV Eye de The Stooges. Plus loin, Tweedy se dévoile de manière plus crue et directe le temps de quelques ballades poignantes, introspectives et dépouillées – Sunloathe et Rising Red Lung, où le spectre de Nick Drake s’invite aux sessions du Sister Lovers (1975) de Big Star. Quant à Dawned On Me, formidable mid-tempo au confluent du rock et de la soul, il s’impose dès la première écoute comme le titre le plus accrocheur enregistré par Wilco depuis Heavy Metal Drummer (2002). Brillamment conclu par les douze minutes de folk crépusculaire et dylanien de One Sunday Morning, The Whole Love confirme une fois encore la supériorité écrasante de ce groupe hors-norme sur l’ensemble de la concurrence. Fuoriclasse, comme disent les Italiens.
Ce tour de force, sans doute le plus radical tenté par Wilco depuis A Ghost Is Born (2004), contraste de manière saisissante avec les tonalités brutes, rugueuses et presque garage rock de Standing O (la meilleure chanson d’Elvis Costello depuis des lustres) ou I Might, traversé par les notes aigrelettes du Farfisa et un sample de TV Eye de The Stooges. Plus loin, Tweedy se dévoile de manière plus crue et directe le temps de quelques ballades poignantes, introspectives et dépouillées – Sunloathe et Rising Red Lung, où le spectre de Nick Drake s’invite aux sessions du Sister Lovers (1975) de Big Star. Quant à Dawned On Me, formidable mid-tempo au confluent du rock et de la soul, il s’impose dès la première écoute comme le titre le plus accrocheur enregistré par Wilco depuis Heavy Metal Drummer (2002). Brillamment conclu par les douze minutes de folk crépusculaire et dylanien de One Sunday Morning, The Whole Love confirme une fois encore la supériorité écrasante de ce groupe hors-norme sur l’ensemble de la concurrence. Fuoriclasse, comme disent les Italiens.
4 réactions réagir
@ olivier-v
12:52 déjà levé olivier ?
12:52 déjà levé olivier ?
@gilles
19:14 pas encore couché Gilles ?
19:14 pas encore couché Gilles ?
Lol Gilles.
Groupe banal, sympa en concert mais pas un frisson... De bons musiciens mais sans charisme
