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Weezer

archive mag juin 2001
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Vingt-huit minutes et trente-six secondes, il ne leur en fallait pas plus pour s'imposer définitivement aux yeux et aux oreilles du monde comme le plus grand groupe de power pop de ces dix dernières années. Le quatuor vient de signer son troisième album, et on souhaite désormais bien du plaisir à tous les Stereophonics de la Terre. Parce que nos petits amis du Massachussets ont frappé un sérieux coup sur les planches de la scène, et tout le monde a valdingué. Dans l'exercice de la mélodie facile aux accents majeurs, Rivers Cuomo n'a pas de concurrent sérieux et n'en a peut-être jamais eu. Dans l'allégresse la plus totale, chaussé de ballerines, Weezer punit littéralement ses homologues. Qui peut composer une ritournelle aussi ciselée et délicate que Don't Let Go et la jeter aussitôt dans les flammes de l'enfer ? Rivers Cuomo. Qui peut chanter pendant quatre minutes avec des larmes plein la gorge dans un fracas qui assourdirait même les Pixies (O Girlfriend) ? Rivers Cuomo. Produit par Ric Ocasek, comme les deux précédents albums, le son précis et ultrapuissant laisse vivre parfaitement les mélodies romantiques. À noter que Matt Sharp, l'emblématique bassiste des débuts, est resté avec les cendres de ses Rentals et n'est plus de la fête, remplacé par l'impeccable Mickey Welsh. Un coup de pompe ? Un Weezer et ça repart !

Frédéric Fortuny

magazine num 52 article extrait de :
MAGIC RPM #52


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