Nathan Williams, charmant bambin de Wavves, était jeudi dernier à la Flèche d'Or, entouré de ses deux acolytes ventrus qu'il traîne depuis près d'un an, les ex-batteur et bassiste du regretté Jay Reatard. [Par Victor Thimonier. Photos d'Hélène Peruzzaro.]
Autant le dire, quitte à surprendre : sur la scène de la Flèche d'Or, Wavves a été l'un des groupes les plus gentils du monde, malgré leurs dehors mal élevés et l'absence de rappel. Ils ont eu avec le public qui les aimait fort une relation très amicale : ils ont salué chaleureusement et plaisanté allègrement entre les chansons. On a vu Nathan, entre deux morceaux entonnés à toute bombe, signer des autographes aux groupies du premier rang et accepter gracieusement une bière offerte. Un vrai petit ange. Les deux autres, quant à eux, jouaient à la perfection leur rôle de gros dégueulasses : n'ayant étonnamment pas demandé d'herbe à l'assistance, ils ont tout de même servi quelques plaisanteries salées sur fond de membre viril et autres cabotineries (du genre : "dis donc, l'ami, je ne me souviens plus du prochain morceau, je pense n'être pas capable de le jouer", avant de démarrer ledit morceau en trombe), le tout conférant à la prestation un aspect bon enfant de bon aloi.
Musicalement, ils ont toujours choisi la formule qui gagne : le batteur martelait ses fûts comme un sourd, le bassiste secouait frénétiquement ses boucles emmêlées, Nathan tronçonnait sa guitare en braillant des paroles immédiatement noyées dans une quantité d'effets. D'aucuns auraient pu cependant regretter que de tels choix nuisent aux évolutions musicales récentes du groupe, qui s'est attaché sur son nouvel album à un son un peu plus soigné et plus nuancé que sur ses deux essais précédents dont les mix étaient des plus agressifs. Mais qu'à cela ne tienne, la formule était efficace et fonctionnait parfaitement, qu'il se soit agi des tubes du précédent album (I'm So Bored, No Hope Kids) ou de ceux de King Of The Beach (Post-Acid, King Of The Beach), qui sonnaient finalement tous un peu pareil, pour notre grand plaisir. Ils sont partis comme les grands, en jetant leur instruments par terre à coup de larsens effroyables, pour ne pas revenir.
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Autant le dire, quitte à surprendre : sur la scène de la Flèche d'Or, Wavves a été l'un des groupes les plus gentils du monde, malgré leurs dehors mal élevés et l'absence de rappel. Ils ont eu avec le public qui les aimait fort une relation très amicale : ils ont salué chaleureusement et plaisanté allègrement entre les chansons. On a vu Nathan, entre deux morceaux entonnés à toute bombe, signer des autographes aux groupies du premier rang et accepter gracieusement une bière offerte. Un vrai petit ange. Les deux autres, quant à eux, jouaient à la perfection leur rôle de gros dégueulasses : n'ayant étonnamment pas demandé d'herbe à l'assistance, ils ont tout de même servi quelques plaisanteries salées sur fond de membre viril et autres cabotineries (du genre : "dis donc, l'ami, je ne me souviens plus du prochain morceau, je pense n'être pas capable de le jouer", avant de démarrer ledit morceau en trombe), le tout conférant à la prestation un aspect bon enfant de bon aloi.
Musicalement, ils ont toujours choisi la formule qui gagne : le batteur martelait ses fûts comme un sourd, le bassiste secouait frénétiquement ses boucles emmêlées, Nathan tronçonnait sa guitare en braillant des paroles immédiatement noyées dans une quantité d'effets. D'aucuns auraient pu cependant regretter que de tels choix nuisent aux évolutions musicales récentes du groupe, qui s'est attaché sur son nouvel album à un son un peu plus soigné et plus nuancé que sur ses deux essais précédents dont les mix étaient des plus agressifs. Mais qu'à cela ne tienne, la formule était efficace et fonctionnait parfaitement, qu'il se soit agi des tubes du précédent album (I'm So Bored, No Hope Kids) ou de ceux de King Of The Beach (Post-Acid, King Of The Beach), qui sonnaient finalement tous un peu pareil, pour notre grand plaisir. Ils sont partis comme les grands, en jetant leur instruments par terre à coup de larsens effroyables, pour ne pas revenir.
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