Lui : “T’as écouté le deuxième album de
Wavves ?” – Elle : “Hein ?”
Lui : “Je te demande si tu as écouté
le deuxième album de Wavves” – Elle : “Hein ?” Lui : “Boudiou !
Est-ce que t’as écouté le deuxième album de Wavves ?!” – Elle : “Hein ?” Lui : “Mince, t’es devenue sourdingue ou quoi ?!”
À vue de nez, le personnage féminin de ce subtil dialogue a effectivement
écouté le deuxième album de Wavves. Et pour peu qu’elle ait l’habitude de
mettre le volume de son iPod à fond les ballons, ses tympans ont explosé comme
du pop corn.
Cette expérience de destruction auditive vaut la peine d’être vécue, c’est bibi qui vous le dit. Paré d’une production incroyablement assourdissante qui place tous les potards dans le rouge, le punk rock préhistorique du duo guitare-batterie Wavves saccage la bienséance avec une hargne qui effraierait même No Age, autre doublette californienne qui arrache pourtant déjà foutrement. Nonobstant cette mise en son pyromaniaque qui mérite en elle-même une statue, Wavvvesexpurge avec Beach Demon, To The Dregs ou Gun In The Sun des tubes supersoniques cerclés de mélodies acidifiées qui crament au soleil d’harmonies vocales outrageusement parasitées. Comme si le p'tit bonhomme de la pochette faisait du skate dans la grosse tête de Brian Wilson. Comme si la distorsion des pires garagistes avait empoissé les Vaselines sans parvenir à souiller leur facilité pop. Comme si The Hunches avait préféré s’ébaubir des vocalises sixties plutôt que de s’astiquer sur la perversion du Velvet.
Et lorsque l’on se risque à pénétrer en profondeur ces zones sinistrées, des flashs de désarroi nous renvoient aux hymnes générationnels de Kurt Cobain (So Bored ou No Hope Kids). Évidemment, avec une telle outrance à tous les étages, ce “rock : année zéro” réserve quelques passages iniques (la fuite electro-psyché Goth Girls) ou inaudibles (l’industriel Killr Punx, Scary Demons, qui provoque le même effroi que chez Wolf Eyes). Mais peu importe : c’est quand même pas tous les jours qu’on vous mollarde pareille musique à la gueule. Lui, qui chuchote à sa dulcinée : “Bon, il est bien alors ce disque ?” Elle, qui le repousse : “Ouais, à te mettre cul par-dessus tête. Depuis, j’ai mes règles qui me coulent par les oreilles…”
Cette expérience de destruction auditive vaut la peine d’être vécue, c’est bibi qui vous le dit. Paré d’une production incroyablement assourdissante qui place tous les potards dans le rouge, le punk rock préhistorique du duo guitare-batterie Wavves saccage la bienséance avec une hargne qui effraierait même No Age, autre doublette californienne qui arrache pourtant déjà foutrement. Nonobstant cette mise en son pyromaniaque qui mérite en elle-même une statue, Wavvvesexpurge avec Beach Demon, To The Dregs ou Gun In The Sun des tubes supersoniques cerclés de mélodies acidifiées qui crament au soleil d’harmonies vocales outrageusement parasitées. Comme si le p'tit bonhomme de la pochette faisait du skate dans la grosse tête de Brian Wilson. Comme si la distorsion des pires garagistes avait empoissé les Vaselines sans parvenir à souiller leur facilité pop. Comme si The Hunches avait préféré s’ébaubir des vocalises sixties plutôt que de s’astiquer sur la perversion du Velvet.
Et lorsque l’on se risque à pénétrer en profondeur ces zones sinistrées, des flashs de désarroi nous renvoient aux hymnes générationnels de Kurt Cobain (So Bored ou No Hope Kids). Évidemment, avec une telle outrance à tous les étages, ce “rock : année zéro” réserve quelques passages iniques (la fuite electro-psyché Goth Girls) ou inaudibles (l’industriel Killr Punx, Scary Demons, qui provoque le même effroi que chez Wolf Eyes). Mais peu importe : c’est quand même pas tous les jours qu’on vous mollarde pareille musique à la gueule. Lui, qui chuchote à sa dulcinée : “Bon, il est bien alors ce disque ?” Elle, qui le repousse : “Ouais, à te mettre cul par-dessus tête. Depuis, j’ai mes règles qui me coulent par les oreilles…”
6 réactions réagir
J'admire Magic pour ces tres bonnes remarques, Basterra you're the King of the bitch! (I mean that as a compliment)
Et si tu te torchais avec ton ordinateur, par exemple ?
1/ Ça me ferait des vacances.
2/ Tu perdrais moins de temps dans ta vie.
Christophe Basterra
1/ Ça me ferait des vacances.
2/ Tu perdrais moins de temps dans ta vie.
Christophe Basterra
Pourtant, même si ça te dégoûte, je t'invite à plonger une nouvelle fois dans ma "chiure" car, en dehors de l'introduction et de la conclusion, j'ai l'impression d'y évoquer la musique de A à Z, de groupes qui me paraissent comparables, de style, de chansons précises, de bons et de mauvais titres (sur un album que j’apprécie).
Maintenant, peut-être que tu devrais toi-même nous préciser quelque chose de « constructif » à propos de ce disque. Si c'est aussi « constructif » qu’une remarque comme "cette chronique est à chier", ça doit valoir le coup.
anna
Maintenant, peut-être que tu devrais toi-même nous préciser quelque chose de « constructif » à propos de ce disque. Si c'est aussi « constructif » qu’une remarque comme "cette chronique est à chier", ça doit valoir le coup.
anna
Peut-être (et je m'en fous) mais ta chronique est NAZE, le but est bien d'évoquer la musique non ? Celle-ci est peut-être mauvaise, mais tu n'en dis rien de constructif..
Bonne journée à toi,
HAHA.
Bonne journée à toi,
HAHA.
Bonjour,
Je t'emmerde ducon !
Bonne journée,
AnnA.
Je t'emmerde ducon !
Bonne journée,
AnnA.
Cette chronique est à chier !