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Tally Ho

archive mag novembre 1998
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Grand sorcier de l'électronique anglaise au même titre que Richard D. James ou Mike Paradinas, Luke Vibert utilise comme eux plusieurs pseudos au gré de ses pérégrinations discographiques, Plug chez Blue Planet pour sa drum'n'bass un peu clinique, son propre nom chez Mo'Wax pour du trip hop d'humeur sombre. Là, c'est au tour de Wagon Christ avec une signature directe sur Virgin pour une embardée drôlatique vers des breakbeats soft. Charriant des ambiances cinématiques nostalgiques grâce à des samples majoritairement issus de l'easy-listening, Luke Vibert joue le lutin de la B.O., s'amuse comme un petit fou en nous transportant avec malice dans des atmosphères de vieux films d'horreur (du kitsch de Vampyros Lesbos à l'effroi du Village Des Damnés) contaminées par une danse de Saint-Guy électronique, notamment sur Crazy Disco Party, Memory Towel ou Shimmering Haze. Il s'autorise même sur Juicy Luke Vibert, tel Naked Funk sur la compilation Suck It & See, une autoparodie de sexe par téléphone, ou un parfait petit tube d'easy-électro avec Lovely, ses choeurs enjoués et sa ritournelle d'orgue guilleret. Une fois de plus, le talent de Luke Vibert touche par sa versatilité rafraîchissante et son humour jamais pris en défaut.

Joël Tanter

magazine num 24 article extrait de :
MAGIC RPM #24


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