Trait d’union entre la candeur des 60’s (The Shangri La’s, The Shaggs)
et la révolte bruyante des 90’s (Bikini Kill, Bratmobile, The Breeders), le
trio féminin Vivian Girls a fait mouche l’an passé avec la sortie d’un premier
album rugueux et enjôleur, plein d’anachronismes piquants et d’approximations
rafraîchissantes. Si la verve riot grrrl imprègne ces chansons à l’urgence
punk, le style de ces jeunes filles en fleur de Brooklyn trouve sa singularité
en s’abreuvant autant à l’électricité floue de guitares shoegazing qu’à la
douceur surannée de chœurs aériens.
Réalisé en deux fois plus de temps (six jours !) que le précédent, Everything Goes Wrong épaissit le trait d’une écriture jusqu’ici réduite à l’état d’esquisse et devient le tour de force que l’on était en droit d’espérer. Toujours exécutés avec une impatience délicieusement gauche, ces treize nouveaux titres sont porteurs d’une foi intacte en l’idiome rock le plus primitif et sincère. En peu de temps, la musique de Vivian Girls s’est affirmée tant sur le plan rythmique que mélodique pour capter, non sans mélancolie, l’instantané d’un âge des possibles où les fragilités de l’enfance entrent en conflit avec les désirs frustrants de l’adolescence.
Sortir de cet état indécis devient une question de survie, alors on trouve un exutoire en pogotant (Survival), on allume un brasier sonique pour se réchauffer le cœur (Out For The Sun), on apprend à se quitter sans se déchirer (Before I Start To Cry)… Le miracle ne tient à presque rien et pourtant il a bien eu lieu.
Réalisé en deux fois plus de temps (six jours !) que le précédent, Everything Goes Wrong épaissit le trait d’une écriture jusqu’ici réduite à l’état d’esquisse et devient le tour de force que l’on était en droit d’espérer. Toujours exécutés avec une impatience délicieusement gauche, ces treize nouveaux titres sont porteurs d’une foi intacte en l’idiome rock le plus primitif et sincère. En peu de temps, la musique de Vivian Girls s’est affirmée tant sur le plan rythmique que mélodique pour capter, non sans mélancolie, l’instantané d’un âge des possibles où les fragilités de l’enfance entrent en conflit avec les désirs frustrants de l’adolescence.
Sortir de cet état indécis devient une question de survie, alors on trouve un exutoire en pogotant (Survival), on allume un brasier sonique pour se réchauffer le cœur (Out For The Sun), on apprend à se quitter sans se déchirer (Before I Start To Cry)… Le miracle ne tient à presque rien et pourtant il a bien eu lieu.