En kiosque actuellement Commander
Avec un patronyme qui évoque soit un tube psalmodié par Presley, ZZ Top ou les Dead Kennedys, soit de longs trajets en voiture sur des routes écrasées de soleil et vers cette destination américaine où tout n'est que luxe, jouissance et volupté, Viva Las Vegas n'est pas loin d'apparaître comme le groupe le plus cool signé chez Acuarela. Ce label espagnol semble agrémenter peu à peu de nouvelles étoiles sa galaxie du rock calme, racé et midtempo. D'ailleurs, il n'est pas impossible que Viva Las Vegas ne fasse référence à une mystérieuse supernova, plutôt qu'à la très hystérique cité du jeu. Complètement à l'opposé de cette vulgarité, les compositions de ce premier album éponyme sont alanguies, jamais vraiment dépressives et invitent à la rêverie. Des guitares calmes et une voix chaude rapproche davantage ce groupe d'un combo amateur de hamac comme Acetone ou Radar Bros, que de certains habitués des planches à clous comme Songs: Ohia. Précédemment, les membres de Viva Las Vegas ont collaboré avec Chris Brokaw, ancien guitariste des très monacaux Codeine. S'ils en ont peut-être profité pour parfaire leur approche d'une musique où la beauté n'est jamais compromise par l'excitation ou l'énervement, ils ont su néanmoins conserver toute sa sensualité à cet exercice. La volupté a donc gagné, et c'est tant mieux.
Julien Welter
MAGIC RPM  #59
article extrait de :
MAGIC RPM #59 Commander ce numéro


Réagissez

Votre réaction :

Votre pseudo :

Prévisualiser