Projet artistique mêlant création vidéo et musicale, Video Love est
la rencontre de James Schneider surnommé Matterlink, un vidéaste et collagiste
(un vampler, donc) également connu pour son travail de documentariste avec The Make-Up (Blue Is Beautiful,
1999), et d'Elmapi, la collagiste musicale, compositrice electro déjà auteur
d'une copieuse discographie et fondatrice du label Lentonia. Le résultat de
cette collaboration forcément très arty allie donc les expérimentations sonores
et visuelles. Le disque Mon Ange en est ainsi le volet musical. On entre
dans cet album par son univers graphique et sa mystérieuse pochette
représentant un paysage noyé sous les couleurs rougeoyantes d'un crépuscule
apocalyptique.
L'electronica glaciale, les mélodies parfois pop, les samples tirés de diverses œuvres cinématographiques, les rythmiques krautrock, le chant à la limite du spoken word et la poésie obscure d'Elmapi renforcent cette impression persistante d'une esthétique viscéralement sombre et étrangement contemplative. Les pièces les plus pop (Mon Ange, L'Énigme) rappellent une version moderne des quelques jolies tentatives de minimal wave que créait bon nombre d'autres groupes français pendant les années 80 (Deux, Moderne, Guerre Froide) alors que d'autres titres plus extatiques semblent être difficilement dissociables d'un accompagnement cinétique que ne manquera pas de produire Matterlink sur scène. S’il n'y a, pour l'heure, rien de terriblement excitant chez Video Love, il n'y a néanmoins aucune raison de s'indigner, car ce duo aux références savantes maîtrise fort bien la science des rêves et des fantasmes.
L'electronica glaciale, les mélodies parfois pop, les samples tirés de diverses œuvres cinématographiques, les rythmiques krautrock, le chant à la limite du spoken word et la poésie obscure d'Elmapi renforcent cette impression persistante d'une esthétique viscéralement sombre et étrangement contemplative. Les pièces les plus pop (Mon Ange, L'Énigme) rappellent une version moderne des quelques jolies tentatives de minimal wave que créait bon nombre d'autres groupes français pendant les années 80 (Deux, Moderne, Guerre Froide) alors que d'autres titres plus extatiques semblent être difficilement dissociables d'un accompagnement cinétique que ne manquera pas de produire Matterlink sur scène. S’il n'y a, pour l'heure, rien de terriblement excitant chez Video Love, il n'y a néanmoins aucune raison de s'indigner, car ce duo aux références savantes maîtrise fort bien la science des rêves et des fantasmes.