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Left To His Own Devices
archive mag juillet 2001
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Certains l'attendaient, ils ont de quoi être déçus. Le dernier arrivage signé Vic Chesnutt ressemble plus au crépuscule des dieux qu'à autre chose. Ce coup-ci, elle paraît bien finie, l'époque dorée du chanteur d'Athens. Terminées les productions Michael Stipe (comme sur West Of Rome), et l'on aura la décence de ne pas trop évoquer son plus bel album, Is The Actor Happy?. Non, les derniers efforts du chanteur se sont portés sur le mixage de quelques-unes de ses plus vieilles oeuvres. Pour exister, Chesnutt a sorti du tiroir quinze titres écrits au début des années 90. Enregistrées sur son vieux quatre-pistes, ses chansons seront revisitées dix ans plus tard sur un gros Macintosh blindé ras la gueule. Au premier abord, l'exercice semble difficile, la patience qu'il était de bon ton d'avoir il y a quelques temps épuisée, quand Lou Barlow nous abreuvait de ses obscurs side projects. L'avenir de ce Left To His Own Devices semblait promis aux diverses utilités ménagères plus qu'à notre lecteur Cd. Mais Vic Chesnutt reste ce que l'on peut espérer de mieux en matière d'introspection musicale, et ses chansons, même du deuxième choix, font encore mouche. Pour toutes celles et tous ceux à qui il reste des fins de matinées tranquilles.
Frédéric Fortuny
article extrait de :
MAGIC RPM #53
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