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Fourfold Remedy de Velocette

chronique d'album
Sur la foi d'un premier single aux accents éminemment 60's, Get Yourself Together, on était sûr de notre fait : ces anciens Comet Gain viendraient grossir le rang des gentils groupes poppys aux références affichées de façon presque érotique. Si le morceau était des plus enthousiasmants, on pensait déjà connaître les chapitres suivants sur le bout des doigts. Grave erreur. Car, un an et demi plus tard, le trio deux jeunes filles, un garçon vient offrir juste avant Noël, une bonne idée ça un premier album tout en subtilités, sans doute l'un des plus réussis, des plus délicieusement naïfs, des plus attachants que l'indie pop ait produit depuis des lustres. Car Velocette se joue des cli-chés les plus indécents la référence à Phil Spector sur Bitterscene , varie ambiances et tempos, utilise à la perfection des arrangements à cordes aujourd'hui galvaudés et surtout, plutôt que d'attaquer bille en tête, présente, avec La Sirena et Unkind, deux des morceaux les plus tristes qui vous seront donnés d'entendre cette année. Bien évidem-ment, la facilité aménerait à citer pléthore de groupes d'hier ou d'au-jourd'hui, tout aussi doués ou tout aussi rafraîchissants. Alors, oui, Velocette ne changera pas le cours de l'histoire musicale, ne vient pas augmenter le lexique du petit journaliste illustré d'un mot complexe. Mais il signe avec Spoiled Children une mélodie adorablement accro-cheuse et transforme, avec Submarines, la musique en mélancolie. Et c'est sacrément touchant.
Christophe Basterra
MAGIC RPM  #25
article extrait de :
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