A Lire
Satellites
archive mag juin 2002
Soyez le premier à réagir
Vega 4 a été déniché par le même label que Muse, lequel cherche très clairement à rééditer son coup. On trouvera dans ce quartette londonien tout ce qui a assuré la popularité de la bande à Matthew Bellamy. Résumons : la connexion lyrico-romantique Radiobuckley poussée dans les extrêmes du ridicule, les grandes lignes de guitares démonstratives et héroïques, les cavalcades vocales gratuites, et le maximum de bluff pour le minimum d'émotion naturelle. Dès le premier morceau, Drifting Away Violently, on est fatigué par une arrogance et une énergie sans autre finalité qu'éblouir les âmes impressionnées par les pyrotechnies. Forcément, on a droit à des chansons semiacoustiques censées prouver la profondeur du chanteur-guitariste irlandais John McDaid (entouré, pour l'anecdote d'un Anglais, d'un Néo-Zélandais et d'un Canadien, ce qui fait bien dans le genre oecuménisme anglo-saxon), mais on n'y croit pas une fraction de seconde. De façon assez révélatrice, Vega 4 a été choisi par Orange pour enregistrer sa version de Revolution. Ce qui est amusant, c'est que ce morceau ne prêche pas la révolution, et encore moins la révolution des télécoms. Il est plutôt le reflet des désillusions de Lennon sur ledit sujet, précisant qu'il ne faudra pas compter sur lui en cas de passage à l'action. Ne pas compter sur nous non plus pour suivre les évolutions boursouflées de ce satellite.
Philippe Richard
article extrait de :
MAGIC RPM #62
Commentaires
Vous devez être inscrit pour laisser un commentaire :