Grosse pression
sur les petits loulous des beaux quartiers, coup de chaleur dans le monde ripoliné
des polos Ralph Lauren : à l’heure du deuxième album, on a dû suer à
grosses gouttes dans le Landernau new-yorkais. Comment donner une suite à un
premier album aussi frais et réussi que celui de Vampire Weekend, quand on sait
d’avance que toutes les ressources de la mauvaise foi humaine seront mobilisées
de concert par la critique et le public, prompts à trouver que c’est trop pas
pareil ou pas assez comme autrefois ? Juvénile mais loin d’être sot, le
quatuor a pris le taureau par les cornes pour à la fois affirmer et renouveler
son style, ouvrant plusieurs chantiers de rénovation sur le front des
rythmiques, des tempos, des voix et des formats. La bonne nouvelle, c’est la
réussite éclatante de ces travaux sur une poignée de chansons extraordinaires,
au premier rang desquelles Horchata
et son festival de percussions ensoleillées offert par le Brésilien Mauro Refosco. Le
pouls au ralenti, l’impressionnant Taxi
Club déroule sa mélodie lancinante sur une rythmique électronique,
ornementée de claviers et cordes.
Climax de ce second Lp, l’enchaînement avec l’énorme Run est un pur bonheur : montée sur de puissants ressorts, la chanson tutoie le sublime, avec une mélodie chevillée à une rythmique ravageuse : basse, batterie, bleeps bleeps électroniques, claviers s’entendent pour pilonner la tête et déboiter les hanches. Baignée dans des brumes atmosphériques, I Think Ur A Contra prouve que la langueur va bien au teint de nos blancs-becs favoris. La mauvaise nouvelle, maintenant : les six autres morceaux sont tout au plus d’aimables faces B, plus ou moins ambitieuses, plus ou moins réussies. Jamais déshonorantes mais parfois crispantes, l’écoute acharnée de Contra en épuise vite le suc. On a souvent l’impression d’un groupe tout foufou, surexcité comme un jeune chiot qui court après sa queue (l’hystérique California English, piquée à l’auto tune, ou la petite décharge punk Cousins). En guise de refrain, Ezra Koenig crie comme une jouvencelle en panique sur la sympathique quoique mineure White Sky.
Quand ils cherchent à donner plus d’ampleur à leur pop vitaminée, les new-yorkais se perdent dans une production consensuelle (Giving Up The Gun) ou les méandres d’un morceau trop grand pour eux (Diplomat’s Son, pourtant bien entamé avec son étrange rythmique à base de samples vocaux). Nos vampires du dimanche ne sont pas encore saignés à blanc, trop de lumière les a simplement éblouis. Ils reviendront, avec leurs petits polos immaculés et leurs dents aiguisées. Et ce sera bien, c’est sûr. Hein, les gars ?
Climax de ce second Lp, l’enchaînement avec l’énorme Run est un pur bonheur : montée sur de puissants ressorts, la chanson tutoie le sublime, avec une mélodie chevillée à une rythmique ravageuse : basse, batterie, bleeps bleeps électroniques, claviers s’entendent pour pilonner la tête et déboiter les hanches. Baignée dans des brumes atmosphériques, I Think Ur A Contra prouve que la langueur va bien au teint de nos blancs-becs favoris. La mauvaise nouvelle, maintenant : les six autres morceaux sont tout au plus d’aimables faces B, plus ou moins ambitieuses, plus ou moins réussies. Jamais déshonorantes mais parfois crispantes, l’écoute acharnée de Contra en épuise vite le suc. On a souvent l’impression d’un groupe tout foufou, surexcité comme un jeune chiot qui court après sa queue (l’hystérique California English, piquée à l’auto tune, ou la petite décharge punk Cousins). En guise de refrain, Ezra Koenig crie comme une jouvencelle en panique sur la sympathique quoique mineure White Sky.
Quand ils cherchent à donner plus d’ampleur à leur pop vitaminée, les new-yorkais se perdent dans une production consensuelle (Giving Up The Gun) ou les méandres d’un morceau trop grand pour eux (Diplomat’s Son, pourtant bien entamé avec son étrange rythmique à base de samples vocaux). Nos vampires du dimanche ne sont pas encore saignés à blanc, trop de lumière les a simplement éblouis. Ils reviendront, avec leurs petits polos immaculés et leurs dents aiguisées. Et ce sera bien, c’est sûr. Hein, les gars ?
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la saison précédente, le 3eme album de Franz Ferdinand avait échappé à vos fourches caudines, alors que les premières écoutes étaient pour moi peu satisfaisantes (singles faiblards). Vampire Weekend a par contre subi le bizutage du 2eme album en règle. Pourtant, Vampire réussi haut la main ce cap difficile, la plupart des morceaux sont irrésisitibles et font le grand écart avec le son rock des années 2000. On retrouve une modernité entrevue l'année dernière chez Peter Bjorn and John. Pour moi l'album restera un grand moment de l'année.
Pour moi, c'est un album excellent succède parfaitement au premier !
Si vous voulez lire ma chronique :
http://curseoftheninthsymphony.blogspot.com/2010/01/contra-vampire-weekend.html
Si vous voulez lire ma chronique :
http://curseoftheninthsymphony.blogspot.com/2010/01/contra-vampire-weekend.html
Bien que la note attribuée à Weezer par le sieur Théval ne lasse pas de me surprendre, je partage tout à fait son avis concernant ce nouvel album des vampire weekend. Je note comme lui des innovations tout à fait séduisantes, mais sur 3/4 chansons, la mayonnaise ne prend pas tout à fait.
L'album, tout de même, est de bonne facture et mérite d'être réécouté plusieurs fois.
L'album, tout de même, est de bonne facture et mérite d'être réécouté plusieurs fois.