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Have A Go Hero

archive mag mars 2000
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Dans l'absolu, avec son lot de références, la réunion de Carl Clarke, Dj résident dans nombre de prestigieuses soirées londoniennes (Heavenly Jukebox, The Gallery) et Jim Eliot, homme de l'ombre de la musique électronique anglaise, au sein de Urban DK aurait dû nous séduire d'entrée. Preuve immédiate, le morceau titre qui ouvre l'album sur des mélodies millésimées Stone Roses, poursuit sa route en compagnie du Beta Band (la voix) et finit chez le psychédélisme des Chemical Brothers. Pas mal, même si l'on a la nette impression de se faire rouler dans la farine... D'autant que la suite est plutôt anecdotique, entre big beat insipide — Sole Survivor est un sommet du genre, digne des pires morceaux des Propeller heads — et acid house du pauvre. En se contentant de célébrer l'esprit festif de l'indie dance, le duo a oublié l'essentiel du genre: composer de vrais morceaux aux mélodies fortes. Seulement voilà, quelques bons titres viennent nous empêcher de glisser Urban DK dans les oubliettes pour crime de lèse-majesté. En effet, si certaines excursions dans le monde de la house (Back AGAIN et It's Gonna Rain) retiennent toute notre attention, c'est surtout la ballade folk Love To Be Real interprétée par Rachel Stewart (ex-vocaliste de Fluke, référence quand tu nous tiens...) et la réussite downtempo Space Junk qui impressionnent en lorgnant du côté des productions de Andrew Weatherall circa 90-91. Conclusion? Urban DK n'est jamais aussi bon que lorsqu'il prend les guitares (acoustiques ou électriques, on n'est pas regardant). Un comble pour un groupe électronique, non?

Robert Alves

magazine num 39 article extrait de :
MAGIC RPM #39


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