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The Narcoleptic Symphony
archive mag décembre 1999
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Nouvellement distribué en France, le label new-yorkais Caipirinha est déjà un gage de qualité. Initié par Iara Lee, réalisatrice de Modulations, film de référence sur la culture techno, il abrite certaines oeuvres de Dj Spooky, Terre Thaemlitz ou David Toop et... Unit. Projet d'un jeune homme insomniaque, The Narcoleptic Symphony est son premier album et un coup de maître. Album à écouter au casque dans la pénombre, il vous révèlera alors un monde vaporeux laissant la porte ouverte à toutes sortes de divagations. Etoffe dont sont faits les rêves, pour paraphraser Shakespeare, The Narcoleptic Symphony est basé sur des nappes de synthé sous lesquelles sont imbriquées des structures rythmiques qui ne déplairaient pas à Autechre en plus policées ou Aphex Twin période Selected Ambient Works 85-92. Mais attention, au fil des morceaux, le rêve se fait plus angoissant (le bien nommé Phyllis Braineater) jusqu'à ce morceau bonus remixé par Panacea, le terroriste électro allemand, cousin d'Alec Empire, qui clôt cet album à coup de breakbeats épineux et distorsion électronique. Méfiez-vous de l'eau qui dort, semble suggérer Unit. Nous nous y noierions bien volontiers.
Philippe Morrison
article extrait de :
MAGIC RPM #36
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