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Sorrythankyou
archive mag septembre 2000
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On ne fera pas l'injure à Unbelievable Truth, groupe du frérot de Thom Yorke, de les comparer à Radiohead. Ce serait méchant pour quiconque, mais surtout pour eux. Andy Yorke et ses deux acolytes ont aussi choisi la voie de la pop mélancolique. Il ne s'agit pas ici de tirer des larmes à l'auditeur mais, semble-t-il, de le plonger dans un doux sommeil. Une fois le premier titre un peu dynamique passé, et pour peu que l'on soit confortablement installé, le risque de tomber dans un état d'anémie avancée est sérieux. Des tempos lents, quelques notes de piano, de la guitare acoustique et une voix traînante et romantique, bonne nuit les petits. Peut-être lèvera-t-on une paupière sur Pedestrian (tiens, de la guitare électrique...), puis retour dans les bras de Morphée jusqu'au très américain Agony et ainsi de suite. Les compositions, pour la plupart honorables, sauveraient presque cet album de l'euthanasie, si les arrangements n'étaient pas si convenus. On imagine que cela ne doit pas être facile tous les jours d'être le petit frère de Thom Yorke lorsque l'on se lance dans la musique. Encore moins si l'on s'essaie à reproduire ses prouesses vocales (I Can't Wait). Existe-t-il un gène de la voix ? En tout cas, il semble exister un gène de la façon de chanter. Ou peut-être est-ce tout simplement un tic.
Gilles Duhem
article extrait de :
MAGIC RPM #44
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