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Peps
archive mag avril 2000
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Amis des fréquences tranquilles et autres climats polaires électroniques, ce disque est pour vous. Le trio dijonnais a su se tailler une certaine côte, comme en témoigne la collaboration avec Thurston Moore sur la compilation Strings & Stings du fanzine Tow, où les guitares étaient traitées irrespectueusement. Récemment, on a retrouvé Ultra Milkmaids sur une autre compilation, Esprit 3 Aspic Project #01, autobaptisée electronic lo fi. Et l'année dernière, Taâlem, le label du fanzine Ellipse, a fait paraître une sélection d'enregistrements datant de 1995 à 97. Tout ça pour dire que ce deuxième album est des plus attendus. D'ailleurs, imaginez une longue suite musicale abstraite parsemée de sons mélodieux et de boucles au souffle apaisant pour vous faire une idée des neuf morceaux qui composent ce Peps. Parce qu'on aurait pu croire le groupe enfermé dans une démarche élitiste de réflexion sur la musique acousmatique, ce disque est une agréable surprise, proche de Boards Of Canada plus expérimentaux et moins rythmiques. Quand le septième morceau débouche sur un final jazz grâce au saxophone de Florent Kohut, la partie est définitivement gagnée. N'ayant rien à envier aux autres scènes, il est clair que la scène électronique française, à l'image d'Ultra Milkmaids, a du Peps.
Philippe Morrison
article extrait de :
MAGIC RPM #40
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