Le premier album d’Uffie arrive enfin.
Au lieu d’être propulsé, il lui faudrait maintenant surnager, éclipsé qu’il
serait par les toilettes surchargées de Marina & The Diamonds, les cris stridents
et volontaristes de La Roux, l’engouement pour Amanda Blank, le souvenir de
Princess Superstar, les jurons cockney de Kate Nash et… N’en jetez plus !
Malgré la concurrence supposée, le mélange hip hop/p-funk/pop synthétique de l’Américaine
francophile a quelque chose en plus. On ne le décèle pas forcément à la
première écoute, et la façon bien à elle qu’a la demoiselle de zigzaguer entre
la candeur de la production et la rudesse des paroles, les répliques
sardoniques et l’insouciance maligne, ne met pas immédiatement le doigt dessus.
D’abord, Uffie n’en fait jamais trop, comme si elle choisissait d’instinct le
hip hop car elle connaît ses limites, celles d’une artiste encore débutante qui
sait que le parlé/chanté lui convient mieux qu’une approche vocale plus
tapageuse.
Ensuite, Sex Dreams And Denim Jeans , derrière l’ironie et le punch prétendument “badass”, se révèle un disque qui a plus de perspectives qu’un hold-up médiatique simple et immédiat. Il possède tout simplement quelque chose de plus rock’n’roll, quelque chose de “l’après-flambe”. Uffie est une fille d’après le crash de Britney Spears et du modèle qu’elle incarnait. Avec Feadz, Mr. Oizo, Mirwais et SebastiAn, elle peaufine donc un style espiègle et tout à la fois lucide, qui peut brouiller les pistes. À vingt-deux ans, Uffie chante comme si elle en avait toujours seize, mais le single qui l’a lancé, Pop The CGlock (2006), est devenu un classique. Il a survécu à un succès qu’on annonçait saisonnier et il ouvre justement cet album couvé pendant quatre ans afin d’acquérir suffisamment de teneur pour en remontrer à la hype. Les grandes filles ne sont pas celles qu’on croit.
Ensuite, Sex Dreams And Denim Jeans , derrière l’ironie et le punch prétendument “badass”, se révèle un disque qui a plus de perspectives qu’un hold-up médiatique simple et immédiat. Il possède tout simplement quelque chose de plus rock’n’roll, quelque chose de “l’après-flambe”. Uffie est une fille d’après le crash de Britney Spears et du modèle qu’elle incarnait. Avec Feadz, Mr. Oizo, Mirwais et SebastiAn, elle peaufine donc un style espiègle et tout à la fois lucide, qui peut brouiller les pistes. À vingt-deux ans, Uffie chante comme si elle en avait toujours seize, mais le single qui l’a lancé, Pop The CGlock (2006), est devenu un classique. Il a survécu à un succès qu’on annonçait saisonnier et il ouvre justement cet album couvé pendant quatre ans afin d’acquérir suffisamment de teneur pour en remontrer à la hype. Les grandes filles ne sont pas celles qu’on croit.
4 réactions réagir
L'album est cool.
Merci de l'avoir défendu.
Merci de l'avoir défendu.
accent anglais en plastique et plastique lolitesque en avant, Uffie est avant tout un produit, P. Winter ne s'y est pas trompé. Les collaborations "prestigieuses" sont surtout l'expression d'un opportunisme de bon ton dans la musique electro.
Uffie rappe mal, pas en place, textes clichés, zéro humilité.
bref, en ce qui me concerne, une daube.
Uffie rappe mal, pas en place, textes clichés, zéro humilité.
bref, en ce qui me concerne, une daube.
Quelle clémence face à une telle daube!
Pop the glock était cool ... mais son dernier album est à vomir ! Ou sont passées les vraies chanteuse ?