Le collectif de
chevelus londoniens décoche sur son troisième album une pleine volée de très
bonnes flèches qui toucheront en plein cœur les amateurs de folk lassés du
classicisme pastoral et des odeurs d’étable. L’épaisseur mélodique des
compositions, le timbre doux et légèrement voilé de Sam Genders (évoquant un
Peter Gabriel intimiste et chuchotant), les ornementations électroniques de son
comparse Mike Lindsay : tout chez Tunng contribue à amener cette pop folk de
facture traditionnelle vers des espaces sonores et émotionnels aussi divers
qu’insolites (de la poignante mélancolie de Strings à la bonhomie
joviale de Cans, du duo electro pop de Bricks à la polka
fantomatique de Bullets).
Les inconditionnels du feu de camp pourront même retrouver le crépitement du bois et le son du tison sous forme de samples dans l’excellent Arms, une ballade à la guitare corrodée par une basse synthétique baveuse et une armada de petits motifs mélodiques. Intimiste comme un bon vieux Elliott Smith, foutraque comme un Beta Band anesthésié, la musique de Tunng s’étoffe sans étouffer, berce sans jamais endormir.
Les inconditionnels du feu de camp pourront même retrouver le crépitement du bois et le son du tison sous forme de samples dans l’excellent Arms, une ballade à la guitare corrodée par une basse synthétique baveuse et une armada de petits motifs mélodiques. Intimiste comme un bon vieux Elliott Smith, foutraque comme un Beta Band anesthésié, la musique de Tunng s’étoffe sans étouffer, berce sans jamais endormir.