Pour se distraire en marge de la promotion de No More Loud Musicet du premier dvd de dEUS, Tom Barman a entamé en 2001 une mini-tournée acoustique, offrant à un public aussi restreint que ravi quelques-unes de ses plus belles chansons (Magdalena, Nothing Really Ends, Everybody's Weird) ainsi qu'un tour d'horizon de ses influences musicales majeures (Nick Drake, David Bowie, J.J. Cale). Simplement accompagné d'une guitare sèche et du piano élégiaque de Guy Van Nueten, le meilleur songwriter du plat pays aura finalement prolongé sa récréation d'un jour durant deux années magiques. Aujourd'hui immortalisées sur un double album des plus intimiste, ses relectures de Fruit Tree, l'irrésistible My Funny Valentine, Le Poinçonneur Des Lilasou Magnoliaconfirment tous les talents d'interprète d'un des derniers héros de la pop moderne. Adepte de Leonard Cohen, Neil Young et Will Oldham, Barman a eu l'intelligence de ne pas s'agacer avec des standards archirebattus, préférant au contraire nous réconcilier avec Joni Mitchell ou rappeler aux plus distraits d'entre nous que J.J. Cale restera à jamais le musicien le plus cool de la planète... Après lui. Fort d'un inédit somptueux (Luxury), de quatre autres reprises (dont les splendides After Midnight et Harry Irenede Captain Beeheart) et de l'inusable Little Arithmetics, le second disque, au format SACD, peut être dégusté en version grand luxe sur n'importe quel lecteur Cd... Enfin, si le premier album de Magnus, coécrit avec CJ Bolland, figure depuis quelques semaines les jambes de Tom Barman, ce Liveindispensable s'impose désormais comme sa tête.