And now, live from Les Nuits de L'Alligator in Clermont-Ferrand, Camille Monat again !
Difficile de trouver un fil conducteur aux Nuits de l'Alligator à Clermont-Ferrand quand on se penche sur les artistes qui se sont produits dans leur cadre. Entre soirée cuir en compagnie des gros bourrins The Black Angels et soirée chemise à carreaux avec les sérieusement dérangés Puta Madre Brothers, les "un poil" trop délicats Timber Timbre et le surprenant C.W. Stoneking, il était parfois un peu dur de suivre les changements de style.
Pour ouvrir le bal des gros décibels, les Français Wall Of Death sont aux manettes d'une Grande Coopé un peu clairsemée. Avec un nom pareil, on pouvait s'attendre à un véritable dégoulinement de guitares toutes plus bruyantes les unes que les autres, mais il n'en est rien. Victime de sa construction imaginaire, le trio ambitieux croule plutôt sous les briques du fameux "mur de la mort". Quelques "aaaaaaa-oooo" un brin lassants plus tard débarquent les cinq mecs des Black Angels. Pour assumer d'arriver sur Good Vibrations des Beach Boys avant d'enchainer avec leur titre Bad Vibrations sans ciller, il fallait bien un bonnet péruvien vissé sur la tête du chanteur.

Entre les pompons dudit bonnet et l'ambiance à moitié glauque inspirée par les lumières, heureusement que le son mastodonte était là pour rappeler de quel bois on venait se chauffer ce soir. On était là pour se frotter à un groupe qui mouline sans aucune pitié ou délicatesse sa musique psychédélique, qui suinte cette odeur de psychotropes et fait résonner ses cercles intoxiqués dans tout le corps, jusqu'au petit orteil. Efficace et plaisant, certes, mais rapidement répétitif. Une redondance qui ne saurait aller jusqu'à l'ennui étant donnée la courte durée du set.

Alors qu'on s'était préparé à accueillir avec une émotion non contenue Timber Timbre, voilà que débarquent une triplette de Mexicains qu'on aurait dit déserteurs de l'armée locale et tout droit récupérés dans le désert où ils auraient un peu trop pris le soleil, cheveux dégueulasses, uniformes poussiéreux et tout le tintouin. Carrément hors sujet, il faudra un peu de temps pour comprendre ce que sont ces Puta Madre Brothers. Une grosse blague, certes, mais qui réussit son coup. Il fallait vraiment faire preuve de mauvaise foi pour ne pas rire devant le spectacle volontairement pathétique qu'ils donnaient, frappant leurs cymbales à l'aide de leurs manches à guitares tout en chantant pourquoi leur "chient est si moche" sur une musique digne de westerns spaghetti. Les zygomatiques détendus, il était difficile d’enchaîner avec la lenteur scénique de Timber Timbre.

Une lenteur trop marquée, peut-être… La voix noyée sous le trop plein de réverb’, la lap-steel à gogo, et du violon en cascade parasitent en live des chansons qui, sur disque, sont pourtant d'une beauté éminemment touchante. Quand les froufrous s’apaisent, la magie opère, on arrive à se sentir concerné et à vivre de l'intérieur cette musique rendue un temps inatteignable par la violonade superflue. Si les nouvelles chansons jouées ce soir-là seront sûrement à chérir plus tard, ces arrangements desservaient leur évidence. Une performance qui échoue donc là où le disque prend tout son sens.
Pour compenser, la bonne surprise de la soirée est venue de C.W. Stoneking. Même complètement néophyte face à l'œuvre ou au style musical concernés – un blues bien du bayou, complètement illogique quand on sait que le monsieur vient d'Australie –, on se sent immédiatement et positivement perturbé par un univers aussi déstabilisant que séduisant. Accompagné d'un véritable orchestre jazzy – trompette, trombone et contrebasse – ou bien seul avec banjo à la main et nœud pap' de rigueur, sa performance contraste de façon drastique avec celle de Timber Timbre tant, en apparence du moins, il semble heureux d’être sur scène. Et de jouer ses chansons, non pas uniquement pour lui, mais aussi pour nous, les petits internautes de sortie.

Difficile de trouver un fil conducteur aux Nuits de l'Alligator à Clermont-Ferrand quand on se penche sur les artistes qui se sont produits dans leur cadre. Entre soirée cuir en compagnie des gros bourrins The Black Angels et soirée chemise à carreaux avec les sérieusement dérangés Puta Madre Brothers, les "un poil" trop délicats Timber Timbre et le surprenant C.W. Stoneking, il était parfois un peu dur de suivre les changements de style.
Pour ouvrir le bal des gros décibels, les Français Wall Of Death sont aux manettes d'une Grande Coopé un peu clairsemée. Avec un nom pareil, on pouvait s'attendre à un véritable dégoulinement de guitares toutes plus bruyantes les unes que les autres, mais il n'en est rien. Victime de sa construction imaginaire, le trio ambitieux croule plutôt sous les briques du fameux "mur de la mort". Quelques "aaaaaaa-oooo" un brin lassants plus tard débarquent les cinq mecs des Black Angels. Pour assumer d'arriver sur Good Vibrations des Beach Boys avant d'enchainer avec leur titre Bad Vibrations sans ciller, il fallait bien un bonnet péruvien vissé sur la tête du chanteur.

Entre les pompons dudit bonnet et l'ambiance à moitié glauque inspirée par les lumières, heureusement que le son mastodonte était là pour rappeler de quel bois on venait se chauffer ce soir. On était là pour se frotter à un groupe qui mouline sans aucune pitié ou délicatesse sa musique psychédélique, qui suinte cette odeur de psychotropes et fait résonner ses cercles intoxiqués dans tout le corps, jusqu'au petit orteil. Efficace et plaisant, certes, mais rapidement répétitif. Une redondance qui ne saurait aller jusqu'à l'ennui étant donnée la courte durée du set.

Alors qu'on s'était préparé à accueillir avec une émotion non contenue Timber Timbre, voilà que débarquent une triplette de Mexicains qu'on aurait dit déserteurs de l'armée locale et tout droit récupérés dans le désert où ils auraient un peu trop pris le soleil, cheveux dégueulasses, uniformes poussiéreux et tout le tintouin. Carrément hors sujet, il faudra un peu de temps pour comprendre ce que sont ces Puta Madre Brothers. Une grosse blague, certes, mais qui réussit son coup. Il fallait vraiment faire preuve de mauvaise foi pour ne pas rire devant le spectacle volontairement pathétique qu'ils donnaient, frappant leurs cymbales à l'aide de leurs manches à guitares tout en chantant pourquoi leur "chient est si moche" sur une musique digne de westerns spaghetti. Les zygomatiques détendus, il était difficile d’enchaîner avec la lenteur scénique de Timber Timbre.

Une lenteur trop marquée, peut-être… La voix noyée sous le trop plein de réverb’, la lap-steel à gogo, et du violon en cascade parasitent en live des chansons qui, sur disque, sont pourtant d'une beauté éminemment touchante. Quand les froufrous s’apaisent, la magie opère, on arrive à se sentir concerné et à vivre de l'intérieur cette musique rendue un temps inatteignable par la violonade superflue. Si les nouvelles chansons jouées ce soir-là seront sûrement à chérir plus tard, ces arrangements desservaient leur évidence. Une performance qui échoue donc là où le disque prend tout son sens.
Pour compenser, la bonne surprise de la soirée est venue de C.W. Stoneking. Même complètement néophyte face à l'œuvre ou au style musical concernés – un blues bien du bayou, complètement illogique quand on sait que le monsieur vient d'Australie –, on se sent immédiatement et positivement perturbé par un univers aussi déstabilisant que séduisant. Accompagné d'un véritable orchestre jazzy – trompette, trombone et contrebasse – ou bien seul avec banjo à la main et nœud pap' de rigueur, sa performance contraste de façon drastique avec celle de Timber Timbre tant, en apparence du moins, il semble heureux d’être sur scène. Et de jouer ses chansons, non pas uniquement pour lui, mais aussi pour nous, les petits internautes de sortie.

3 réactions réagir
J'aime beaucoup votre article, par contre Puta Madre Brother je crois ils sont d'Australie et pretendent etre Mexicains. Je vous conseille vivement d'écouter Los Saicos, groupe peruvien des 60s proto-punk
http://www.youtube.com/watch?v=fML-0M3e6Tk
http://www.youtube.com/watch?v=fML-0M3e6Tk
En relisant, je me permettrais de rajouter que tu ne sembles pas avoir compris pour qui et pour quoi tu écrivais.
Je te conseille de postuler pour un magazine de mode, ou de déco.
En espérant ne pas te contrarier, mais avant de juger le travail des autres, juge d'abord le tiens.
Je te conseille de postuler pour un magazine de mode, ou de déco.
En espérant ne pas te contrarier, mais avant de juger le travail des autres, juge d'abord le tiens.
Camille Monat, je trouve tes critiques peu pertinentes et parfois sans sens.